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Front antirépublicain, futur Premier ministre, budget… Ce qu’il faut retenir de l'allocution d’Emmanuel Macron

Au lendemain d'une censure historique du gouvernement de Michel Barnier, le président de la République Emmanuel Macron s’est adressé aux Français dans une allocution.

Responsabilité des extrêmes, nouveau Premier ministre, avenir de la France... Emmanuel Macron est revenu ce jeudi, sur les derniers jours chaotiques à l'Assemblée nationale, ayant mené une majorité de députés à voter une motion de censure à l'encontre du gouvernement de Michel Barnier.

Alors que le Premier ministre a bel et bien présenté sa démission au chef de l'Etat, renversé la veille par 331 députés, Emmanuel Macron a tenu à remercier chaleureusement celui-ci, lui exprimant son «profond respect».

L'incompréhension de la dissolution

Outre Michel Barnier, le président de la République a également reconnu que sa décision de dissoudre l'Assemblée nationale en juin «n'a pas été comprise», assumant «sa responsabilité» dans son allocution sur TFI.

Cette décision, «beaucoup me l'ont reprochée et je sais, beaucoup continuent de me le reprocher. C'est un fait et c'est ma responsabilité», a affirmé le président de la République.

Un Front anti-républicain

«Je n'assumerai jamais l'irresponsabilité des autres», a affirmé Emmanuel Macron. «Les députés du RN ont choisi de voter une motion de censure qui disait le contraire de leur programme et insultaient leurs propres électeurs.

Ils ont choisi le désordre, avec la complicité du reste du NFP. Ils ne pensent qu'à l'élection présidentielle», a-t-il ajouté, qualifiant leur agissement de un «front anti-républicain».

refus catégorique de démissionner

Emmanuel Macron est aussi revenu sur les nombreux appels ou évocations à sa démission, assurant que «le mandat que vous m'avez démocratiquement confié est un mandat de cinq ans», a rappelé le président.

«Je l'exercerai pleinement, jusqu'à son terme. Ma responsabilité exige de veiller à la continuité de l'État, au bon fonctionnement des institutions», a-t-il fermement assuré.

Un Premier ministre d'ici les «prochains jours»

«Nous ne pouvons nous permettre ni les divisions, ni l'immobilisme. Je nommerai dans les prochains jours un Premier ministre», a promis Emmanuel Macron.

Il a poursuivi en assurant qu'il le «chargerai de former un gouvernement d'intérêt général représentant toutes les forces politiques d'un arc de gouvernement qui puisse y participer ou, à tout le moins, qui s'engage à ne pas le censurer», a expliqué le président de la République.

Une loi spéciale pour le budget

Le futur Premier ministre «mènera ses consultations», a conclu le chef de l'Etat. «Sa priorité sera le budget, avec une loi spéciale déposée avant mi-décembre au Parlement qui permettra la continuité des services publics».

«Cette loi temporaire permettra, comme c'est prévu par notre Constitution, la continuité des services publics et de la vie du pays. Elle appliquera pour 2025 les choix de 2024. Les services publics fonctionneront».

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