Plus de 3 mois après son démarrage, le 6 septembre dernier, le réacteur nucléaire EPR de Flamanville va être branché au réseau électrique ce vendredi, a annoncé mercredi EDF. Son fonctionnement «sera marqué par différents paliers de puissance, jusqu'à l'été 2025, qui solderont la phase d'essais», a précisé le fournisseur.
Le raccordement au réseau électrique du réacteur EPR de Flamanville (Manche) est attendu pour ce vendredi 20 décembre, a indiqué EDF dans un message au marché de l'énergie, qui sera desservi par ce réacteur de nouvelle génération.
«Le premier couplage au réseau du réacteur EPR de Flamanville 3 est prévu le 20 décembre 2024», a annoncé EDF, qui précise que le fonctionnement du réacteur «sera marqué par différents paliers de puissance, jusqu'à l'été 2025, qui solderont la phase d'essais».
«A l'issue de cette période, il est prévu que le réacteur fonctionne à 100% de puissance jusqu'au premier arrêt programmé pour maintenance et rechargement du combustible, appelé Visite Complète 1 (VC1)», a ajouté le fournisseur d'électricité dans ce message.
Le démarrage du réacteur nucléaire EPR de Flamanville nouvelle génération a accusé 12 ans de retard sur le calendrier initial. Ce dernier est notamment dû à de nombreux déboires techniques qui ont fait exploser la facture, désormais estimée à 13,2 milliards d'euros par EDF, soit quatre fois le devis initial de 3,3 milliards.
Pour marquer cet événement, EDF a prévu de tenir ce vendredi une conférence de presse à son siège parisien de l'avenue de Wagram.
Un démarrage progressif
Le démarrage s’est fait progressivement dès le 3 septembre pour atteindre le palier de 25% de puissance. Ce palier permet de connecter le réacteur au réseau électrique. Ce couplage au réseau était initialement prévu avant la fin de l'été 2024.
L'EPR, un réacteur à eau pressurisée de nouvelle génération, est le 4e de ce type installé dans le monde, le 57e réacteur du parc nucléaire français, et le plus puissant sur le territoire (1.600 MW). A terme, il doit alimenter en électricité environ deux millions de foyers.
Ce démarrage très attendu a une dimension très symbolique alors qu'Emmanuel Macron souhaite relancer le nucléaire et a commandé six réacteurs EPR2 (et huit supplémentaires en option) à EDF.