Laurent Wauquiez, chef de file des Républicains, a refusé, ce samedi 21 décembre, d'entrer au sein du gouvernement de François Bayrou, selon des participants à une réunion de son groupe parlementaire, bien que le parti réclame des garanties.
Un «cas personnel» qui ne doit pas envoyer un message de refus pour l'ensemble des Républicains. Selon des participants à une réunion de son groupe parlementaire, Laurent Wauquiez a indiqué qu'il refusait de rejoindre le gouvernement de François Bayrou.
«La seule configuration possible pour moi, c'était Bercy avec une feuille de route claire, notamment pas d'augmentation d'impôts. Il n'y a pas cette feuille de route. François Bayrou m'a proposé autre chose, j'ai décliné», aurait déclaré le chef de file LR lors de cette réunion durant laquelle ont été évoquées les conditions d'une participation au gouvernement que le Premier ministre François Bayrou espère former d'ici Noël, et peut-être même dès ce dimanche.
Selon plusieurs participants, le groupe au Sénat a majoritairement considéré que «les conditions sont réunies» pour que LR participe au gouvernement, bien que Laurent Wauquiez et Mathieu Darnaud, présidents respectifs de LR à l'Assemblée nationale et au Sénat, ont demandé au Premier ministre d'ultimes garanties et que celles-ci leur soient transmises par écrit.
Un refus qui profiterait à Bruno Retailleau ?
«Les conditions que nous avions posées sur les aspects programmatiques ont trouvé des réponses positives de la part du Premier ministre. Celui-ci doit nous confirmer par écrit son accord sur les quatre points majeurs que nous avions présentés», a déclaré Mathieu Darnaud, précisant que ces demandes concernaient le budget et l'économie, «avec comme priorité la baisse de la dépense publique».
Avec le refus de Laurent Wauquiez d'entrer au gouvernement, la voie semble totalement libre pour un autre poids lourd du parti de droite : Bruno Retailleau, ministre sortant de l'Intérieur, qui souhaite conserver ses fonctions et que François Bayrou souhaite conserver dans son équipe.
«Je pense que Bruno Retailleau a montré ces dernières semaines et derniers mois qu'il avait trouvé des décisions et des orientations qui répondaient à une partie de ce que l'opinion demande», avait-il déclaré à l'égard de ce dernier sur France 2 ce jeudi.