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Meurtre de Lyhanna : «Le chagrin du peuple français», «une petite fille sacrifiée»... Le gouvernement mis sous pression par les députés

La mort Lyhanna, 11 ans, a été au cœur de la session de questions au gouvernement de ce mardi 9 juin. L’ensemble des groupes politiques ont interpellé les ministres sur les défaillances de la Justice qui ont conduit à la mort de la jeune enfant.

Un meurtre qui chamboule une nation tout entière. La séance de questions au gouvernement de ce mardi 10 juin a été presque intégralement consacrée à la mort de Lyhanna, 11 ans, tuée par un pédocriminel. Les députés se sont particulièrement adressés à Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin. 

Cette séance s’est tenue dans une ambiance électrique et les différents ministres ont dû faire face aux demandes et aux reproches des élus de la nation. 

Première à prendre la parole, la députée insoumise, Gabrielle Cathala, s’est adressée au ministre de la Justice, estimant que «cette affaire n’a rien d’un dysfonctionnement. C’est malheureusement  le fonctionnement ordinaire de la justice française.

«Faut-il que les enfants meurent pour qu’on se mette à les croire ?», a-t-elle interrogé sous les applaudissements de sa famille politique.

«Pardon pour ce que tu as vécu, ce sont les mots qu’ont adressés ses parents à Lyhanna. Pardon pour ce que tu as vécu, ce sont des mots que nous devrions tous prononcer», a estimé le député de la macronie, Jean René Cazeneuve.

De son côté, la députée écologiste, Marie-Charlotte Garin, a ironisé : «Ce n’est pas bien de mentir. Il faudrait le dire aux ministres», ajoutant «Ce n’est pas bien de mentir, on l’a longtemps dit aux enfants qui ont parlé».

«Le chagrin du peuple français a un écho à celui de sa famille a laissé place à la colère (…) Cette petite fille a été sacrifiée sur l’autel de la nonchalance d’un État», a pour sa part dénoncé Marine Le Pen, qui en tant que présidente de son groupe a pu obtenir une longue réponse de la part du Premier ministre. 

Des conclusions rendues le 19 juin

«Je ne ferai pas commerce de mots» a débuté Sébastien Lecornu, qui a indiqué à Marine Le Pen qu’il se servirait de sa question pour répondre à «l’ensemble de la représentation nationale».

«De là où nous sommes, seul le résultat compte, donc il faut agir vite. Nous devons la vérité au peuple français sur ce qui s’est passé dans cette affaire. (…) Le 19 juin les inspecteurs nous rendront leurs conclusions et nous les publierons en intégralité pour permettre à tous d’y avoir accès», a indiqué le chef du gouvernement.

Lors de sa prise de parole, le Premier ministre a dû faire face à un grand chahut émanant notamment des bancs de la France insoumise. Des invectives qui ont provoqué l’ire de Sébastien Lecornu qui leur a asséné : «Au regard de la gravité du sujet, est-ce que je peux m’exprimer dans le calme et la dignité de notre assemblée ?»

La question de la loi intégrale sur les violences faites aux enfants, portée notamment par la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez, a été soulevée de nombreuses fois par les députés.

«La loi intégrale est utile et nous allons l’utiliser. Des moyens, s’il faut en débloquer pour les Français, nous le ferons mais ce n’est pas qu’une histoire de moyens», a estimé Sébastien Lecornu.  

Le Premier ministre a par ailleurs proposé à cette Céline Thiébault-Martinez de la recevoir en fin de semaines, avec les élus de son choix pour discuter de ce texte important soutenu par une centaine de députés de tout bord. 

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