Pour faire baisser la délinquance, Bruno Retailleau et Gerald Darmanin souhaitent s’inspirer de ce que font les Pays-Bas. Des jugements rapides et des peines courtes pour marquer le coup et éviter la récidive.
Des peines de prison courtes pour stopper les ardeurs des primo-délinquants ? Les mesures en vigueur aux Pays-Bas plaisent beaucoup au tandem Gerald Darmanin - Bruno Retailleau, qui pourrait être tenté de s'en inspirer.
Le modèle utilisé a permis aux Pays-Bas de faire baisser drastiquement la petite et moyenne délinquance, et même le nombre de viols. Le taux de vols et d’homicides a été divisé par deux. Les prisons sont également moins engorgées. Il y a actuellement 9.400 détenus aux Pays-Bas contre 20.000 en 2004. Alors qu’ils ont 50 prisonniers pour 100.000 habitants, la France en a 114, soit plus du double.
Rapidité d’exécution et certitude de la peine
Ce modèle repose sur deux piliers essentiels : la rapidité d’exécution de la peine, et la certitude de cette dernière. Ainsi, le pays inflige des peines moins importantes aux primodélinquants, mais celles-ci sont plus rapidement effectuées. Cela évite que les auteurs ne s'enfoncent davantage dans le milieu de la délinquance.
La certitude des sanctions - qui ne mettent pas des mois voire des années à être appliquées - permet de limiter la récidive.
En plus de ces peines courtes, les Pays-Bas utilisent massivement les peines alternatives comme les travaux d’intérêt général, pour sensibiliser. Force est de constater que cette méthode a porté ses fruits, dans un pays où les systèmes de droits et des libertés publics sont similaires à la France.