Afin de lutter contre les déserts médicaux, les dentistes doivent désormais respecter une réglementation pour s’installer dans les zones surdotées. En échange, les professionnels ont obtenu une revalorisation du coût de l’examen bucco-dentaire.
Branle-bas de combat dans la profession. Depuis le 1er janvier, les dentistes ne sont plus libres de s’installer où ils le souhaitent. À présent, des règles limitent l’installation des professionnels dans certaines zones déjà très dotées. L’objectif, lutter contre les déserts médicaux, qui gangrènent l’Hexagone. Selon les données de Carto Santé, près de 65% des communes sont classées comme «très sous dotées».

À l’origine de cette réglementation, une convention signée le 15 août 2023 entre les deux principaux syndicats de dentistes FSDL et CDF et l’Assurance Maladie. Pour s’installer dans un territoire bien doté, les chirurgiens doivent désormais attendre le départ d’un confrère pour le remplacer. Les praticiens qui contreviendront à cette nouvelle règle pourront exercer, mais ne seront pas conventionnés par l’Assurance Maladie. Autrement dit, leurs patients ne pourront pas être remboursés par la Sécurité sociale.
Jusqu'à 50.000 euros d'aides pour s'installer dans des zones sous dotées
En échange de cette concession, les dentistes ont obtenu une revalorisation de 10 euros de l’examen bucco-dentaire et une hausse de 4% des soins conservateurs (détartrage, traitement des caries…). En contrepartie de la mise en place d’une régulation dans quelques dizaines de communes françaises, les syndicats ont également gagné le doublement de l’aide forfaitaire à l’installation dans les zones très sous dotées, portée à 50.000 euros.
Depuis plusieurs années, d’autres professions médicales revoient leurs pratiques. Notamment les infirmiers libéraux, qui doivent respecter, depuis 2012, une installation restreinte. L’installation des kinésithérapeutes est également réglementée avec des aides financières importantes pour les inciter à s’installer dans des zones sous-dotée.