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Mort de Jean-Marie Le Pen : la disparition du fondateur du FN fait réagir la classe politique

De nombreuses personnalités politiques ont réagi ce mardi à la mort du fondateur du Front national. [REUTERS/Philippe Wojazer]

Le fondateur du Front national Jean-Marie Le Pen est mort mardi 7 janvier à 96 ans . Une disparition qui n’a pas manqué de faire réagir la classe politique.

La mort de Jean-Marie Le Pen, à l’âge de 96 ans, mardi 7 janvier 2025, a vivement fait réagir les politiques ce mardi. 

«Je pense aujourd’hui avec tristesse à sa famille, à ses proches, et bien sûr à Marine dont le deuil doit être respecté», a déclaré le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, sur X. Un hommage partagé par de nombreux parlementaires du parti. 

Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, a, lui, salué la mémoire d'un «immense patriote, visionnaire et d’une incarnation du courage». 

De son côté, Eric Zemmour, président de Reconquête, a salué «la vision d’un homme», mais aussi «son courage, à une époque où les hommes courageux n’étaient pas si nombreux». 

«Jean Marie Le Pen est mort. Un monument de la vie politique française disparaît. Au delà des polémiques, il aura marqué son temps par la force et la constance de ses convictions nationales. Affectueuses pensées à ses filles et à tous ceux qui l’ont aimé», a exprimé le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan. 

«Derrière les cravates, la même idéologie»

Plusieurs élus insoumis ont réagi à l'hommage rendu par Jordan Bardella à Jean-Marie Le Pen. «Le Pen est mort, Bardella reprend la flamme (…) Derrière les cravates, la même idéologie d’extrême droite qui menace la paix et la démocratie», a notamment considéré le député insoumis Paul Vannier.

Le député du Val-de-Marne Louis Boyard a lui considéré que Jean-Marie Le Pen ne méritait «aucun hommage». 

«Le respect de la dignité des morts et du chagrin de leurs proches n'efface pas le droit de juger leurs actes. Ceux de Jean-Marie Le Pen restent insupportables. Le combat contre l'homme est fini. Celui contre la haine, le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme qu'il a répandus, continue» a de son côté déclaré le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon. 

«Une page de l’histoire politique française se tourne»

Le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a adressé ses «condoléances à Marine Le Pen et à ses proches». «Aujourd’hui, une page de l’histoire politique française se tourne. Quelle que soit l’opinion que l’on peut avoir de Jean Marie Le Pen, il aura incontestablement marqué son époque», a écrit le locataire de Beauvau.

Le Premier ministre François Bayrou a, plus ou moins, usé des mêmes termes que Bruno Retailleau pour se rappeler de Jean-Marie Le Pen. «Au-delà des polémiques qui étaient son arme préférée et des affrontements nécessaires sur le fond, Jean-Marie Le Pen aura été une figure de la vie politique française», a-t-il considéré.

Enfin, dans un communiqué, l'Elysée a expliqué que Jean-Marie Le Pen était une «figure historique de l'extrême droite» dont le «rôle dans la vie publique de notre pays pendant près de soixante-dix ans (...) relève désormais du jugement de l'Histoire». 

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