Face à l’engorgement du CHU de Guadeloupe, le député (LIOT) Olivier Serva a interpellé le préfet du département, exigeant que des solutions soient prises rapidement pour favoriser l’accès aux soins et le travail des secours.
Depuis plusieurs jours, les camions de pompiers et du Samu s’entassent devant les portes du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Guadeloupe, avec à leur bord, malades et urgentistes. Une situation alarmante qui a interpellé le député LIOT Olivier Serva.
«Nous sommes dans une situation chaotique dans laquelle les médecins font de leur mieux», a-t-il expliqué à CNEWS.
Pour rappel, le CHU de Guadeloupe a été partiellement détruit lors d’un incendie en avril 2018, l’empêchant d’être opérationnel à 100% avant «l’année prochaine», selon l’élu.
L’établissement a d’ailleurs connu une «augmentation notable de la fréquentation des urgences hospitalières». Selon un communiqué du CHU, le «service a enregistré, à partir du 26 décembre 2024, des pics d’activités allant à 150 passages par jour, représentant une hausse de près de 50% par rapport à la normale».
Une situation a qui favorisé «l’embouteillage» des véhicules d’urgence aux portes de l’établissement. «Voir tous ces véhicules immobilisés, dans lesquels il y a un malade et des pompiers, est un grave problème, considère l'élu. Cela empêche ces mêmes véhicules et les secours d’intervenir sur notre territoire, mais ça démontre aussi qu’il existe un problème de régulation dans lequel on envoie aux urgences des gens qui n'en ont pas forcément besoin», a-t-il ajouté.
Des solutions proposées
Face à cette problématique, Olivier Serva a proposé, à la suite d’un échange avec des syndicats de pompiers, la «création d’un sas», ou d’une «zone tampon», «où les patients pourraient être mis sur des brancards et surveillés par les pompiers».
«Il faut que les pompiers puissent être disponibles pour intervenir en Guadeloupe», a insisté le député LIOT, émettant également l’idée de créer une «file prioritaire» pour ces derniers.
Celui-ci a également contacté le préfet de Guadeloupe, «en sa qualité de responsable des services opérationnels de secours», afin d’organiser une réunion avec le directeur de l’Agence Régionale de Santé (ARS) locale, mais aussi le responsable des pompiers du département.