Le gouvernement de François Bayrou a échappé à la motion de censure. Elle a été votée par 131 députés (dont 8 socialistes), loin des 288 nécessaires.
Le vote de la motion a commencé.
Sébastien Chenu : «Vous n'êtes pas le Premier ministre, le chef d'une majorité, elle n'existe pas. Vous êtes le subalterne d'un système qui se délite sous nos yeux. Plus proche de la girouette que de Richard Gere» pic.twitter.com/xx0Sxths41
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Le PS fracture le NFP. Mais il capitule seul. Les trois autres groupes votent la censure. Nous continuons le combat.
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François Bayrou : «Le choix qui est devant nous est entre l’affrontement intérieur perpétuel et la tentative de chercher un chemin de dialogue» pic.twitter.com/E8AiWIk6IE
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Manuel Bompard : «Certains dans cet hémicycle, élus pourtant pour en finir avec le macronisme, s’apprêtent à sauver votre gouvernement» pic.twitter.com/WOkLSYHeTn
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Manuel Bompard : «Vous êtes en CDD, vous tomberez aujourd'hui ou dans quelques jours» pic.twitter.com/skgJ3pHx4o
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Les députés PS ne voteront pas jeudi la censure du gouvernement de François Bayrou, a décidé le bureau national du parti à l'issue de débats houleux, selon un des participants.
Très partagé depuis deux jours sur la possibilité de voter la motion de censure déposée par La France insoumise, des Ecologistes et des communistes après le discours de politique général de François Bayrou, le PS n'exclut pas pour autant de voter la prochaine censure lors du budget, et va rappeler ses "exigences" en la matière dans le cadre de ses négociations avec le gouvernement.
Un bureau national du PS se réunit à midi pour décider de la marche à suivre concernant la motion de censure. Deux jours après la déclaration de politique générale de François Bayrou, jugée décevante par toute la gauche, les socialistes n’ont toujours pas décidé s’ils votaient la motion de censure défendue cet après-midi par leurs alliés du Nouveau front populaire.
Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure sera l'orateur des siens lors de la discussion sur cette disposition dans l'hémicycle. Il est peu probable que la proposition recueille une unanimité chez les socialistes.
Le gouvernement a annoncé qu'il revenait sur la suppression des 4.000 postes dans l'Éducation nationale initialement prévus, affirmant «sanctuariser» le budget de l'école et accédant ainsi à une des demandes formulées par les socialistes.
Retrouvez notre article ici.
La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a reproché à Jean-Luc Mélenchon jeudi d'empêcher les députés socialistes de prendre "sereinement" la décision de censurer ou non le gouvernement de François Bayrou en utilisant un "vocabulaire soit viriliste soit humiliant".
Le groupe socialiste doit se réunir encore d'ici l'examen, à 15h, de la motion de censure déposée par la gauche mais sans eux, pour décider si les concessions obtenues du Premier ministre, notamment sur les retraites, sont suffisantes pour justifier une non-censure.
"Je vois qu'ils sont divisés (...), c'est difficile vis-à-vis de leurs militants, c'est difficile au niveau du parti, c'est difficile au niveau du groupe, mais franchement, quand Jean-Luc Mélenchon dit +Rentrez tous à la niche, tous à la maison+ (...), ça n'aide pas les gens à se prononcer sereinement", s'est agacé Marine Tondelier sur franceinfo.
"En plus, c'est un vocabulaire à chaque fois, soit viriliste, soit humiliant", a-t-elle tancé.
«François Bayrou : "Il est peut-être probable"» : l'édito de @PascalPraud dans #HDProspic.twitter.com/AtoJkXo6tf
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Pour Manuel Valls, «on ne peut pas gouverner avec La France insoumise», dans #LaGrandeInterviewpic.twitter.com/Q0oG4bwzMT
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L'édito de Paul Sugy : «Motion de censure : le réflexe sectaire de la gauche» pic.twitter.com/1Ox1nvm4sd
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Le socialiste Patrick Kanner a assuré ce matin sur Franceinfo que «jusqu'au bout», les membres de son parti «négocierons avec le gouvernement pour obtenir des avancées». «Tous les jours, on ramène des victoires pour les Français, ce qui montre que la négociation a été utile », poursuit-il.
«Manifestement, sur la question de rallonger les jours de carence pour la fonction publique, qui aurait dû passer à trois jours, les choses avancent bien, (…) je sens que la fumée prend une belle couleur», pointe-t-il par exemple.
Mais aussi la suppression de 4 000 postes dans l'Éducation nationale, qui est annulée. «La question de l'optimisation fiscale, et ses excès, est aussi prise en compte par le gouvernement», avance-t-il.
Le gouvernement de François Bayrou verra-t-il le printemps? Il devra en tout cas faire face jeudi à une première épreuve avec l'examen à l'Assemblée nationale d'une motion de censure qui, même si elle ne devrait in fine pas être adoptée, permettra de clarifier la position des socialistes.
A peine vieux de trois semaines, le gouvernement n'a pas demandé symboliquement la confiance de l'Assemblée, mardi après le discours de politique générale du Premier ministre. Comme son prédécesseur, il y est privé de majorité.
En retour, les élus de La France insoumise, qui ne cessent de réclamer la démission d'Emmanuel Macron, ont déposé une motion de censure, la 150e de la Ve République.
Le vote de cette motion de censure spontanée est prévu vers 17h30 et le résultat devrait être connu vers 18h00.