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«Ni possible, ni souhaitable» : le Sénat supprime le budget du service national universel qu'Emmanuel Macron voulait rendre obligatoire

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, le service national universel a été lancé en 2019. [SEBASTIEN BOZON / AFP]

Le service national universel (SNU) s’est vu amputer d’une grande partie de son budget ce jeudi 16 janvier. En effet, le Sénat a voté en faveur de la suppression des crédits budgétaires alloués au déploiement du SNU, estimant sa généralisation «ni possible ni souhaitable».

Un coup dur pour Emmanuel Macron. Dispositif phare du président de la République, le service national universel a vu ses crédits budgétaires supprimés par le Sénat ce jeudi 16 janvier grâce à un amendement et un vote transpartisan.

En effet, l’amendement adopté prévoit de supprimer la quasi-intégralité du budget du SNU (100 millions d'euros), choisissant de rediriger la majorité de ces crédits (80 millions d'euros) vers le budget des Sports, en nette baisse après les Jeux olympiques.

«Après cinq ans d'expérimentation, le SNU n'apporte pas une plus-value suffisante en comparaison des autres politiques d'engagement de la jeunesse pour justifier la poursuite de son déploiement», a affirmé le rapporteur Eric Jeansannetas.

Une généralisation au coût «faramineux»

Le sénateur socialiste a notamment ciblé la difficulté pour trouver «suffisamment de centres pour accueillir l'ensemble des jeunes» et plus particulièrement le coût «faramineux» de la généralisation. En effet, cette dernière a été estimée entre 3,5 et 5 milliards d'euros par an par la Cour des comptes, elle aussi très sévère sur le sujet.

La ministre des Sports et de la Jeunesse, Marie Barsacq, a expliqué être opposée à cette suppression, estimant qu’il n’était «pas opportun de sacrifier le SNU au profit du sport». Reconnaissant des imperfections dans le dispositif, elle a assuré qu'un «groupe de travail interministériel» sera chargé de proposer «des évolutions pour la rentrée scolaire».

Néanmoins, l’avenir du service national universel dans le budget est fortement menacé. En effet, à l’automne, la commission des Finances de l'Assemblée nationale avait, elle aussi, voté pour la suppression du SNU dans le budget, ce qui assure une très large majorité parlementaire pour l'abandon de ce dispositif…

Promesse de campagne du chef de l'État, le SNU, lancé en 2019, devait être généralisé aux 15-17 ans à la rentrée 2026, selon les promesses de l'ex-Premier ministre Gabriel Attal.

Il comporte une «mission d'intérêt général» et un «séjour de cohésion» comprenant des activités sportives, culturelles et intellectuelles, avec des journées qui commencent par la «levée des couleurs» et le port de l'uniforme.
 

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