Olivier Freyre, l'ex-leader d'une secte des Pyrénées, a été condamné à cinq ans d'emprisonnement ce vendredi, pour viols sur deux anciennes adeptes et des faits d’abus de faiblesse.
Le verdict est tombé. Ce vendredi, Olivier Freyre, l’ancien leader d’une communauté protestante dans les Pyrénées, a été condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, pour les viols de deux anciennes adeptes, ainsi que des faits d’abus de faiblesse.
L'homme était libre sous contrôle judiciaire depuis 2019, après avoir effectué une année de détention provisoire. Il ne devrait pas retourner en prison étant donné que le reste de la peine d’emprisonnement ferme, de deux ans, peut être aménagé. Olivier Freyre a également été condamné à sept ans de suivi socio-judiciaire.
Une peine jugée «clémente»
Pour rappel, l’avocat général avait requis 15 ans de réclusion criminelle contre le quarantenaire.
Jasmine Medjebeur, l’une des avocates des parties civiles, a ainsi qualifié la peine prononcée d’«assez clémente». «Il a quand même été reconnu coupable de viols, de toute l’emprise et des horreurs sur la vie des gens», a-t-elle souligné.
Du côté de la défense, l’avocat Alexandre Parra-Bruguière s'est dit «déçu par la condamnation pour viol, mais satisfait de la peine» prononcée.
Il affirme avoir changé
À la fin des années 2000, Olivier Freyre, alors âgé de 28 ans, s’était lancé dans une «quête spirituelle» : sa compagne et plusieurs proches s’étaient installés à Ganties, une petite commune rurale de Haute-Garonne, afin de fonder une communauté d’inspiration protestante, «L’Espoir», ensuite dissoute en 2016.
La petite association a compté 80 à 90 membres à son apogée, et avait justifié son auto-dissolution, dans un communiqué repris à l'époque dans le quotidien La Croix, mettant en cause Olivier Freyre comme un «fondateur et prédicateur de cette mission» qui «s'est malheureusement avéré être un loup déguisé en agneau».
Pendant le procès, Olivier Freyre avait nié les viols, affirmant que les relations sexuelles qu’il a eues avec des femmes de la communauté étaient librement consenties. Il a également affirmé avoir changé.
«Aujourd'hui, je travaille dans le sport santé avec ma femme qui est conseillère en nutrition. Je ne veux plus jamais mettre un pied en prison. Je veux rester auprès de mes enfants», a-t-il déclaré. Et la religion ? «Je ne suis plus là-dedans».