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«On aura du mal à fonctionner sans main d'œuvre étrangère», estime le président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment

Le secteur du bâtiment «aura du mal à fonctionner» sans main d'œuvre étrangère, a souligné Jean-Christophe Repon. [Emmanuel DUNAND / AFP]

Le président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), Jean-Christophe Repon, a estimé ce mercredi 29 janvier que le secteur du bâtiment aura «du mal à fonctionner» sans main d'œuvre étrangère.

Une profession dans le besoin. Le secteur du bâtiment aura «du mal à fonctionner» sans main d'œuvre étrangère, a estimé ce mercredi le représentant des artisans du bâtiment, en réaction au durcissement des conditions de régularisation des étrangers en situation irrégulière inscrit dans la circulaire du ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau

«On a toujours eu besoin de recrutement et j'espère qu'on en aura besoin puisque les études sur la rénovation énergétique demandent la création de 200.000 à 300.000 emplois d'ici cinq à dix ans», a estimé Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) au micro de Radio classique.

«On a besoin d'attractivité dans nos métiers»

«Et donc, inévitablement, nous aurons besoin de main d'œuvre étrangère. Arrêtons de nous animer sur des problématiques d'immigration. Le secteur du bâtiment a toujours intégré des flux migratoires, a toujours assimilé des flux migratoires», a-t-il ajouté.

Et même en phase de ralentissement, comme c'est le cas en ce moment, le secteur du bâtiment «aura du mal à fonctionner» sans main d'œuvre étrangère, a souligné Jean-Christophe Repon, puisqu'on a «une pyramide des âges qui n'est pas très favorable» et qu'«on a besoin d'attractivité dans nos métiers». 

Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, qui a fait de la lutte contre l'immigration sa priorité, exige dans sa nouvelle circulaire adressée aux préfets de mettre fin aux «régularisations à tour de bras» avec application immédiate.

Si le texte ne change pas à proprement parler les critères pour obtenir cette «admission exceptionnelle au séjour» (AES), ce tour de vis met fin à la circulaire de son prédécesseur Manuel Valls qui laissait une marge de manœuvre aux préfets et pouvait dénouer certaines situations en dérogeant aux règles classiques des régularisations. Les régularisations exceptionnelles par le travail sont désormais recentrées sur les métiers en tension, dont la liste actualisée est attendue fin février.

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