Une voie réservée au covoiturage est mise en place sur le périphérique parisien à partir de ce lundi 3 mars.
L'idée avait considérablement germé lors des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Une voie réservée au covoiturage sur le périphérique parisien entre en vigueur ce lundi 3 mars.
Précisément, seuls les véhicules transportant au moins deux passagers, ainsi que les transports en commun, les poids lourds et les taxis, véhicules de secours et personnes à mobilité réduite peuvent circuler sur celle-ci.
La voie est réservée à cet effet, du lundi au vendredi de 7h à 10h30 et de 16h à 20h. En plus du boulevard périphérique, la voie réservée au covoiturage doit aussi concerner une partie des autoroutes A1 et A13, en semaine, aux heures de pointe.
Valérie Pécresse monte au créneau
Déjà opposée à la limitation de la vitesse sur l'axe le plus emprunté d'Europe - où 1,2 million de déplacements sont quotidiennement comptabilisés - la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, a rapidement tiré la sonnette d'alarme.
Dans un communiqué envoyé dès l'annonce de la Ville de Paris, elle avait dénoncé «un risque massif d'embouteillages aux portes de Paris, la hausse de la pollution de l’air et son déplacement sur les itinéraires de report, le blocage des bus qui ne pourront plus circuler normalement sur cette voie ainsi que la mise en danger des usagers des deux roues motorisés», avait regretté la présidente de Région.
De son côté, la mairie a ajouté que la verbalisation contre les usagers de la route qui ne respecteraient pas la règle sera fixée à hauteur de 135 euros et «ne débutera qu'au 1er mai, afin de permettre une période pédagogique».