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Gare d'Austerlitz : le suspect à l'origine des tags antisémites est mort, la garde à vue de l'agent de la sûreté ferroviaire levée

L’agent ayant fait usage de son arme avait été placé en garde à vue pour procéder aux vérifications nécessaires. [Xavier GALIANA / AFP]

Ce lundi 3 février, un agent de la sûreté ferroviaire a fait usage de son arme administrative afin de neutraliser un homme ayant dessiné des croix gammées sur du mobilier RATP en gare d'Austerlitz, à Paris. L'homme est décédé peu avant 22h. La garde à vue de l'agent, dont les faits ont été requalifiés comme ayant entraîné la mort, a été levée ce mardi matin. 

L'individu qui avait tagué des croix gammées et menacé un équipage de la sûreté ferroviaire de la SNCF en gare d'Austerlitz lundi, blessé par un agent, a succombé à ses blessures dans la soirée, a-t-on appris du parquet de Paris. Concernant la garde à vue de l'agent, dont les faits ont été requalifiés comme ayant entraîné la mort, celle-ci a été levée ce mardi matin. 

«Le décès de la personne touchée à l’aine a été constaté à l’hôpital peu avant 22h ce lundi. Les faits de violences avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ont donc été requalifiés comme ayant entraîné la mort. Les témoignages confirment les gestes décrits et les multiples sommations des agents de la SUGE avant les tirs. La garde à vue de l’agent a été levée dans la matinée du 4 février», a précisé le parquet de Paris.

Plusieurs tags dans les lignes 5 et 9 

La victime, un homme né en Syrie en 1976 et domicilié à Paris, avait été repéré par des agents de la RATP vers 11h «ayant gravé des croix gammées sur du mobilier RATP en différentes stations de la ligne (de métro) 9», a relaté le parquet de Paris. C'est alors qu'à 14h, un témoin qui se trouvait en gare d'Austerlitz, a signalé à la SUGE, la police des chemins de fer, «qu'un homme venait de graver quatre croix gammées aux abords de la ligne 5», poursuit la même source.

Une demi-heure plus tard, la patrouille a repéré cet homme «sur le parvis extérieur», il «a été vu mettre sa main dans son blouson» et «il en a sorti ce qui apparaissait être une arme de poing, qu'il a brandie des deux mains en direction des agents». L'arme «s'est avérée factice» par la suite, a précisé le parquet.

L'individu n'a pas obtempéré aux injonctions de l'équipage de la SUGE, et l'un des agents a fait usage d'une arme «à plusieurs reprises», a détaillé la source policière. L'auteur des tags «grièvement blessé» avec «un pronostic vital engagé» a, selon le parquet, «été déclaré en état de mort cérébrale peu avant 19h». «Un chauffeur de taxi se trouvant à proximité a été blessé au pied, il a été conduit à l'hôpital», a ajouté le ministère public.

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