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Saint-Valentin : le bilan carbone déplorable des bouquets de roses, selon UFC Que Choisir

85% des roses proposées en France le 14 février viennent de pays étrangers. [© Yasuyoshi CHIBA / AFP]

De nombreux couples s'offrent des fleurs, plus particulièrement des roses pour la Saint-Valentin. Une attention romantique qui a pourtant des implications écologiques désastreuses, rapporte UFC Que Choisir.

L'enfer est pavé de bonnes intentions. Alors que l'achat de roses peut sembler généreux et bienveillant, il contribue à un engrenage particulièrement délétère d'un point de vue environnemental.

En effet, alors que l'hiver bat son plein et que les températures ne cessent de baisser, plus d'un million de fleurs, dont une majorité de roses rouges seront vendues aux couples ce 14 février. Pourtant, celles-ci ont besoin de température autour des 20 °C pour germer. Elles doivent donc soit être importées soit être élevées dans des conditions nécessitant une forte consommation électrique. A moins de privilégier les fleurs produites dans l'Hexagone.

Pour celles qui sont étiquetées «made in France», UFC Que Choisir estime qu'un bouquet de 15 fleurs représente 1,7 kg d'équivalent CO2. Un score largement meilleur que le même produit en provenance de l'étranger, qui culmine à 36 kg d'équivalent CO2, soit 21 fois plus.

Le Kenya, symbole d'un trafic anti-écolo

Dans la majorité des cas, elles sont issues d'une importation lointaine. Les pays d'Afrique comme le Kenya et l'Ethiopie en sont les principaux producteurs, tout comme l'Equateur et la Colombie, en Amérique du Sud.

Les femmes jouent un rôle essentiel dans les élevages kenyans © Patrick Meinhardt / AFP

La plupart des roses, comme le raconte notamment BBC News Afrique, proviennent de la vallée du Rift et plus précisément des rives du lac Naivasha. On estime par exemple que cent millions de roses sont produites annuellement par la Nini Flower Farm, qui les exporte à bas prix, notamment vers l'Europe et la Russie. En plus de cet élevage nuisible pour l'environnement et du transport lointain qu'il représente, l'achat de ces fleurs importées dans le Vieux continent favorise un système loin d'être exempt de tout reproche.

En effet, une main d'œuvre à grande majorité féminine y remplit des tâches harassantes (coupe et empaquetage) pendant que les hommes se partagent les rôles d'encadrement. Les disparités de salaires, largement à l'avantage des hommes, empirent une situation économique précaire pour les employées, qui ne récoltent que 5.000 shillings kenyans par mois (équivalent à 50 euros) pour cet abattage important.

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