Jugé depuis ce lundi 17 février pour avoir détenu des journalistes français en 2013 en Syrie, Mehdi Nemmouche s’est défendu dès les premières minutes du procès, affirmant n’être qu’un «soldat sur le front».
En procès depuis ce lundi 17 février, Mehdi Nemmouche, le criminel et terroriste jihadiste français, auteur de l'attentat du musée juif de Bruxelles (Belgique) du 24 mai 2014, s’est permis une «déclaration préalable» au début de son audience. «Je n’ai jamais été le geôlier des otages occidentaux ni d’aucun autre» en Syrie, a-t-il lancé, devant la cour d’assises spéciale de Paris.
Mehdi Nemmouche, aujourd’hui âgé de 39 ans, est accusé d’avoir été le geôlier de quatre journalistes français : Nicolas Hénin, Didier François, Edouard Elias et Pierre Torres, alors détenus pendant près d’un an par Daesh en Syrie en 2013.
Il a ajouté qu’il n’avait été qu’un «soldat sur le front» engagé dans divers groupes jihadistes contre le régime de Bachar al-Assad.
Un geôlier «pervers»
Trois des quatre journalistes étaient présents dans la salle d’audience, sur les bancs des parties civiles face au box : ils ont «formellement» reconnu Mehdi Nemmouche comme l’un de leurs geôliers en Syrie.
En voyant d’autres images et en entendant sa voix, les otages se sont dit «sûrs à 100 %» que l’accusé est «Abou Omar», l’un des geôliers «bavard», «pervers», «sadique» qui leur chantait Aznavour, menaçant parfois de les égorger ou torturait des détenus syriens toute la nuit.
De son côté, l’accusé a affirmé : «La première fois que j’ai vu Nicolas Hénin, c’était devant la cour d’assises de Bruxelles».
Mehdi Nemmouche a été condamné à la perpétuité en 2019 pour l’attaque au musée juif de la capitale belge. Premier d’une longue série de jihadistes de Daesh à rentrer de Syrie en Europe pour commettre un attentat, il y avait abattu quatre personnes le 24 mai 2014.
L’homme est jugé aux côtés de deux autres accusés. Deux autres hommes, présumés morts en Syrie, sont également jugés en leur absence.