La candidature de Richard Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel a été approuvée ce mercredi à une voix près par les parlementaires de la Commission des lois.
Le successeur de Laurent Fabius est désormais connu. A l’issue de deux auditions, à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, la nomination de Richard Ferrand a la présidence du Conseil constitutionnel a été approuvée ce mercredi.
L’ancien président du Palais Bourbon, proposé à ce poste par Emmanuel Macron, prendra ses fonctions en mars prochain.
A l'issue d'un vote dans les commissions des Lois des deux chambres, 39 parlementaires ont voté pour sa nomination et 58 contre, alors que 59 voix auraient été nécessaires pour bloquer la nomination.
Interrogé par les députés dans la matinée, Richard Ferrand a pu clarifier sa position sur certains sujets. Le candidat du chef de l’Etat a d’ailleurs déclaré n’avoir jamais «pensé que le président de la République puisse effectuer un troisième mandat», démentant certaines accusations.
«Je connais l'article six de notre Constitution et naturellement, il s'appliquera au président actuel comme il s'appliquera à d'autres, sauf modification, si le constituant que vous êtes le décide», a-t-il déclaré.
Richard Ferrand souhaite-t-il qu'Emmanuel Macron puisse briguer un troisième mandat ? "Nom d'une pipe, je n'ai jamais affirmé ça !", répond le candidat à la présidence du Conseil constitutionnel.#DirectANpic.twitter.com/kr4deFVmUV
— LCP (@LCP) February 19, 2025
Le RN défavorable mais «rassuré»
A l’Assemblée nationale, Richard Ferrand a essuyé les refus de l’ensemble des élus de gauche. Les députés du Rassemblement national et de l’UDR, le parti d’Eric Ciotti, ont décidé de s’abstenir.
«L'ensemble du groupe Rassemblement national s'est abstenu, a déclaré le député RN Bryan Masson à la sortie de l’audition. Richard Ferrand s'est engagé en expliquant qu'il ne devait pas y avoir de gouvernement des juges, et que le peuple français avait un pouvoir constituant. Nous y sommes évidemment très attachés», a-t-il ajouté.
Pour rappel, une proposition de nomination ne pouvait être rejetée seulement si trois cinquièmes des suffrages exprimés s'y opposent. L'abstention de l'extrême droite a ainsi entérinée cette hypothèse.