Une nouvelle escroquerie consiste à prendre contact avec des personnes âgées par téléphone, en se faisant passer pour un membre de leur famille, afin de leur soutirer de l’argent. La manœuvre a déjà fait ses preuves : une Montpelliéraine de 89 ans a donné 1.000 euros à l’un de ces arnaqueurs.
Les escrocs n’ont aucune limites. «Bonjour mamie/papy», «Tu me reconnais ?» : voilà le type d’entrée en matière peu banale qu'ils utilisent. À l’autre bout du fil, des personnes âgées, croyant entendre l’un de leurs petit-enfants. L’escroc va ensuite inventer une histoire d’argent, et insister pour que la victime garde le secret et n’en parle pas à ses supposés parents. La personne âgée va donc envoyer de l’argent à son «petit-enfant» par virement.
Un an de prison ferme
Bien que cette méthode paraisse hasardeuse, elle fonctionne : Midi Libre rapporte que le 11 février dernier, une Montpelliéraine de 89 ans a donné la somme de 1.000 euros à un escroc, par l’intermédiaire d’un complice se faisant passer pour un ami. La victime souffrait de troubles cognitifs, ce qui a facilité l’escroquerie.
Mais grâce à la famille, l’un des coupables a pu être confondu. L’escroc avait en effet rappelé la grand-mère le lendemain, expliquant avoir besoin de 1.000 euros de plus. Seulement cette fois, la victime a appelé sa fille pour savoir ce qu’il se passait avec son vrai petit-fils. En apprenant ces accusations, ce dernier s’est défendu d’avoir passé ses coups de fil à sa grand-mère. Le gendre de la victime est alors intervenu et a demandé à la grand-mère de jouer la comédie et de fixer un nouveau rendez-vous avec l’escroc. Sauf que cette fois-ci, c’est lui qui s’est présenté devant la porte, et qui a immobilisé l’homme.
Le mis en cause de 23 ans a donc été placé en garde à vue, affirmant qu’il ignorait qu’il s’agissait d’une escroquerie. «C’est un ami qui m’a envoyé un message via Snapchat en me demandant d’aller récupérer 1.000 euros à ce domicile. Moi, je ne connaissais pas cette dame (...) Et le lendemain, quand il m’a demandé d’y retourner, je n’ai pas réfléchi qu’il s’agissait d’une personne vulnérable. Je me suis fait piéger», a-t-il indiqué, devant le tribunal judiciaire de Montpellier. Il a été condamné à un an de prison ferme avec mandat de dépôt et à 4.000 euros d'amende. Le commanditaire de l’escroquerie n’a pas été retrouvé.
Alors, pour se prémunir face à ce genre d'arnaque, il est recommandé de poser des questions précises à l’interlocuteur qui se trouve à l'autre bout du fil, afin de vérifier son histoire et son identité.