Nordahl Lelandais était rejugé, mercredi, pour agression sexuelle sur sa petite-cousine, devant la cour d’appel de Reims. Cette apparition publique a permis de révéler que le meurtrier se fait désormais appeler «Nordahl Périnet», reprenant le patronyme de jeune fille de sa mère.
Une volonté d’effacer son lourd passé. Ce mercredi, Nordahl Lelandais était à nouveau jugé devant la cour d’appel de Reims, dans le cadre de son procès pour l’agression sexuelle commise sur une de ses petites cousines dans les Ardennes en mars 2017. Le parquet a requis un an de prison ferme à son encontre. La décision sera rendue le 26 mars.
Mais lors de ce procès, il a marqué l’audience par sa nouvelle identité, portant le nom de jeune fille de sa mère, et se faisant désormais appeler Nordahl Périnet.
«je suis très en colère»
Incarcéré à la maison centrale d’Ensisheim (Haut-Rhin), l’établissement qui a également hébergé d’autres criminels comme Michel Fourniret, Françis Heaulme et Guy Georges, l’ancien militaire purge deux peines : la perpétuité, avec vingt ans de sureté pour le meurtre de la petite Maëlys, et vingt ans de réclusion pour celui du caporal Arthur Noyer.
L’an dernier, le meurtrier est devenu père d’un petit garçon durant sa détention. Il a, la même année, décidé de changer de nom, en adoptant le nom de jeune fille de sa mère : Périnet.
Une manière, selon Joachim De Araujo, le père de la petite Maëlys, de cacher son lourd passé. «Pour moi, il est clair qu'il veut encore tromper son monde avec ce changement de nom, pour se donner une bonne conscience, essayer de tromper les gens. C'est ce que je pense. Il veut effacer le passé», confie-t-il à RTL. «Ça montre à quel point il est prêt à tout, considère-t-il. Il a tourné la page, pour lui, plus rien n'a d'importance sur son passé. Voilà, il faut aller de l'avant, il faut changer de nom, j'ai fait un enfant en prison, c'est un père responsable… Je suis choqué. C'est une personne qui n'a aucun remords, quelque part. Ce changement de nom, je trouve ça complètement stupide, je suis très en colère», ajoute-t-il.
Dans la famille Lelandais, Nordahl n’est pas le seul à avoir eu recours à un changement de nom. Dès 2019, son frère, Sven et sa mère, Christiane, avaient évoqué le souhait d’engager des démarches pour changer leur nom de famille, devenu trop lourd à porter. «Ça ne changera pas beaucoup la situation, mais ils y ont réfléchi en se disant "on va essayer de se faire une nouvelle personnalité, on ne peut plus porter le nom que l’on porte depuis des centaines d’années, le nom de notre fils"», expliquait l’avocat de la famille.