Après avoir réuni certains membres de son gouvernement pour aborder le contrôle de l’immigration, François Bayrou organise ce vendredi une réunion de travail visant à trouver des solutions pour «restaurer l’autorité».
François Bayrou réunit à nouveau ses ministres. Ce vendredi le Premier ministre organise une réunion ayant pour objectif de «restaurer l’autorité».
Ainsi, Gérald Darmanin, Bruno Retailleau, Sébastien Lecornu, François-Noël Buffet, Patricia Miralles et Benjamin Haddad seront conviés à Matignon. L’occasion pour les membres de l’exécutif de discuter des mesures permettant de lutter contre l’insécurité, à l’échelle nationale, mais aussi d’aborder les thématiques internationales.
Ce mercredi François Bayrou a déjà réuni certains de ses ministres afin d’aborder les questions liées à l’immigration. A l’issue de cette réunion, le Premier ministre avait notamment tenu un discours ferme vis-à-vis de l’Algérie, annonçant le lancement d’un «audit interministériel» sur la politique de «délivrance des visas».
S’appuyer sur des textes législatifs
Dans l’optique de «restaurer l’autorité», l’Assemblée nationale a adopté, le 13 février dernier, une proposition de loi éponyme déposée par Gabriel Attal, président du groupe Ensemble pour la République.
Ce texte, soutenu par le gouvernement, vise notamment à durcir la justice à l'égard des «mineurs délinquants» et de «leurs parents».
Les députés ont notamment acté la création d'une procédure de comparution immédiate pour les mineurs de 16 ans pour des faits graves. Un article-clé visant à ne plus appliquer d'atténuation des peines, sauf décision motivée du juge, pour des mineurs âgés de 16 ans et plus, auteurs de faits graves, et multirécidivistes a également été rétabli.
Le texte pourrait être encore musclé au Sénat, le garde des Sceaux Gérald Darmanin ayant annoncé vouloir introduire de nouvelles mesures lors de son examen prévu le 25 mars à la chambre haute.
Le ministre souhaite notamment l'introduction de jurés populaires pour juger les délits commis par des mineurs, étendre une mesure judiciaire de couvre-feu aux mineurs délinquants «dès leur sortie des cours et les week-ends», ou renforcer l'usage du bracelet électronique pour les mineurs.