Des milliers de policiers se sont rassemblés à travers tout l'Hexagone ce mercredi. Ils ont manifesté leur colère au lendemain du renvoi pour meurtre de leur collègue qui avait tiré mortellement sur le jeune Nahel en juin 2023.
Une mobilisation sur l'ensemble du territoire. Au lendemain des réquisitions du parquet de Nanterre, qui a demandé le renvoi pour meurtre du policier ayant tiré mortellement sur le jeune Nahel en juin 2023, plusieurs milliers de membres des forces de l'ordre se sont rassemblés devant des commissariats pour soutenir leur collègue.
À Nanterre, devant les locaux de la Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP) des Hauts-de-Seine, environ 70 policiers se sont rassemblés vers 12h30 pour exprimer leur colère quant à la qualification pénale du parquet.
« Je suis venu vous dire que vos chefs vous aiment et qu’avec Laurent Nunez, sous l’autorité de Bruno Retailleau, nous sommes à vos côtés. »
Le Préfet des #HautsdeSeine Alexandre Brugère a tenu à se rendre ce matin au commissariat de #Nanterre suite au renvoi du policier mis en… pic.twitter.com/v4YMYQa9wB— Préfet des Hauts-de-Seine 🇫🇷🇪🇺 (@Prefet92) March 5, 2025
Le préfet du département, Alexandre Brugère, s'est rendu au même commissariat pour leur transmettre un «message de soutien».
Des rassemblements aux quatre coins de l'Hexagone
«Le signal politique donné est catastrophique, c'est pour ça que nous étions devant tous les commissariats de France», a déclaré Fabien Vanhemelryck, le secrétaire général du syndicat Alliance à l'origine de l'appel à la mobilisation, ce mercredi sur CNEWS.
Fabien Vanhemelryck : «Les policiers étaient tous "Florian" parce que, malheureusement, ce qui est arrivé, aurait pu arriver à n'importe quel d'entre eux. [...] On ne peut pas dire qu'un policier est un meurtrier, c'est intolérable. On n'est pas des cow-boys.» #Punchlinepic.twitter.com/p6rPdNooih
— CNEWS (@CNEWS) March 5, 2025
«On ne peut pas dire qu'un policier est un meurtrier, il est là pour protéger et sauver des vies. [...] On n'aime pas sortir notre arme : si on le fait, c'est uniquement en ultime recours, on n'est pas des cow-boys», a-t-il poursuivi.
Des rassemblements ont eu lieu partout en dans l'Hexagone, notamment à Lille, où une trentaine de policiers et policières en uniforme se sont rassemblés en silence sur le parvis du commissariat central. «On est là pour faire notre métier et aujourd'hui on est jugé comme des voyous», a déclaré Julien Soir, référent communication pour Alliance 59.
Alors que les refus d’obtempérer se multiplient dans notre pays, j’ai souhaité me rendre aux côtés des policiers qui, chaque jour, sont confrontés à des délinquants qui mettent la vie de nos concitoyens en danger.
Mon soutien ne leur fera jamais défaut. pic.twitter.com/XuwuWix8tI— Christian Estrosi (@cestrosi) March 5, 2025
Une soixantaine et une trentaine de policiers se sont également rassemblés respectivement à Marseille et à Montpellier. A Nice, le maire Horizons Christian Estrosi était présent pour soutenir la vingtaine de policiers mobilisés.
Au total, environ 2.450 fonctionnaires de police ont répondu à l'appel à la mobilisation, selon le syndicat Alliance à l'AFP.