La Cour d'appel de Besançon (Doubs) a reporté à ce vendredi 14 mars le procès de Jonathan Daval pour dénonciation calomnieuse. L'ex-mari et meurtrier d'Alexia Fouillot avait injustement accusé sa belle-famille. Celle-ci avait fait appel en mai dernier dans l'espoir d'obtenir une condamnation au civil.
Il devait comparaître le 14 février dernier, jour de la Saint-Valentin, mais, au vu de la date, l'affaire avait finalement été renvoyée.
Jonathann Daval, ex-époux et meurtrier d’Alexia, a de nouveau maille à partir avec la justice ce vendredi 14 mars, devant la cour d’appel de Besançon, pour y être jugé dans le cadre des accusations qu'il avait faites vis-à-vis de sa belle-famille.
Relaxé le 24 mai 2024 pour ces faits, la famille d'Alexia Fouillot avait fait appel de cette décision, misant sur la condamnation d'une faute civile.
Le 14 février, le report de l'audience avait été demandé par l'avocat de Jonathann, Me Randall Schwerdorffer.
il avait accusé à tort son beau-frère
Le féminicide d'Alexia Fouillot sera ainsi examiné une toute dernière fois ce vendredi. Pour rappel, le corps d'Alexia avait été retrouvé le 30 octobre 2017, dans un bois en Haute-Saône. Un crime que son époux, Jonathann Daval avouera le 7 décembre 2018. Il a été condamné pour cela à vingt-cinq ans de réclusion, le 21 novembre 2020.
Seulement, peu de temps après ses premiers aveux, Jonathann était revenu sur ses propos et avait accusé à tort son beau-frère, Grégory, d'avoir tué Alexia, avec le silence complice de ses parents et de sa sœur. Une version qu'il a maintenue pendant six mois.
Gilles-Jean et Jean-Hubert Portejoie, les avocats de Jean-Pierre et Isabelle Fouillot, Stéphanie et son mari, avaient donc porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre Jonathann Daval. Mais ce dernier a été relaxé de ces faits le 24 mai 2024 par le tribunal correctionnel de Besançon, estimant que ces accusations n’ont pas eu «le caractère spontané exigé par la loi».
Lors de cette dernière audience, le cabinet Portejoie, qui défend la famille d'Alexia Daval, entend donc démontrer que Jonathann Daval a commis une «faute civile», à travers ces accusations.