Le député européen Raphaël Glucksmann a affirmé dans un entretien publié ce dimanche 16 mars qu'il serait «totalement impliqué» dans l'élection présidentielle de 2027, appelant à un rassemblement de la gauche hors LFI et à «forger un projet puissant».
La campagne est lancée. Dans un entretien accordé dans les colonnes de La Tribune Dimanche, Raphaël Glucksmann a appelé à un rassemblement de la gauche sans la France insoumise et s'est dit «totalement impliqué» dans l'élection présidentielle de 2027.
«Mai 2027 sera une élection tellement fondamentale que je serai évidemment totalement impliqué. Et prêt à y laisser ma peau. (...) Les démocrates de confort doivent devenir des démocrates de combat», a-t-il assuré.
«Aux antipodes» de Jean-Luc Mélenchon
A la veille du Congrès de Place publique, le parti qu'il a fondé en 2018, Raphaël Glucksmann a affirmé la nécessité d'un «cap clair», et récuse toute «alliance nationale» avec La France insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon avec lesquels il se dit «aux antipodes», que ce soit «sur la bascule historique actuelle, sur la défense européenne, la nécessité de soutenir davantage l'Ukraine, la menace russe ou la perception des régimes autoritaires en général».
En 2027, «nous devons nous rassembler sans LFI», et «forger un projet puissant», dit-il, en disant son parti «prêt à bâtir une offre politique commune avec les socialistes qui sera ensuite ouverte aux humanistes et écologistes qui veulent partir au combat avec nous». Les deux partis étaient déjà alliés pour les européennes de 2019 et de 2024.
Sans vouloir se prononcer sur le Congrès du PS, qui verra notamment Boris Vallaud affronter Olivier Faure en juin, Raphaël Glucksmann dit espérer «que les socialistes soient en accord avec la ligne stratégique (de Place publique)» pour qu'ils puissent «ensuite créer une plateforme commune et partir en campagne ensemble».
Le parti, qui est passé en quelques mois de 1.500 adhérents payants à 11.000, doit se doter dimanche à Paris de nouveaux statuts et définir sa ligne stratégique pour les deux ans qui viennent, précise-t-il.