Le parti Place publique, présidé par l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, organise son congrès ce samedi et dimanche à Paris. L’occasion pour la force politique, dont le nombre d’adhérents a explosé, de définir ses «grandes orientations» et son positionnement, alors que certains cadres socialistes ont d’ores et déjà proposé un rassemblement.
Alors que les socialistes se mettent petit à petit en ordre de marche pour leur prochain congrès, le parti Place publique organise le sien les 15 et 16 mars à l’Espace Charenton, à Paris.
Tout au long du week-end, la formation politique présidée par le député européen Raphaël Glucksmann élira ses représentants et «définira les grandes orientations politiques et stratégiques». «L’enjeu est de devenir un vrai parti politique pour accueillir ces nouveaux adhérents et peser dans le débat» a expliqué Aurore Lalucq, co-présidente de Place publique, à la newsletter politique Playbook.
Le parti est aussi invité à changer son fonctionnement, victime de sa croissance. En effet, Place publique a vu son nombre d’adhérents passer de 2.000 en janvier 2024 à près de 12.000 aujourd’hui.
Un travail conjoint avec le PS
Lors des élections européennes de 2024, le Parti socialiste réalisait le meilleur score à gauche avec 13,83% des voix, grâce à une liste commune avec Place publique, sur laquelle Raphaël Glucksmann figurait en première position.
Le député européen, qui est aujourd’hui un des représentants majeurs de la social-démocratie dans le spectre politique français, entend continuer sa collaboration avec le PS. Celui-ci est sollicité par certains candidats au prochain congrès.
Dans une tribune publiée dans L’Opinion ce dimanche, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et opposant à Olivier Faure a promis, en cas de victoire au congrès du PS, «un nouveau rassemblement de la gauche», notamment avec place Publique.
Celui-ci a appelé au «dépassement et à la fondation rapide d’une nouvelle plate-forme commune», co-élaborée avec Raphaël Glucksmann et «toutes celles et ceux, conventions, mouvements et think-tanks, personnalités politiques et acteurs citoyens de sensibilité écologiste, communiste, socio-démocrate, radicale ou réformiste» qui veulent œuvrer ensemble.
Une ligne très éloignée de l’alliance actuelle avec La France insoumise que réfute d’ailleurs également le président de Place publique.
Alors que des rumeurs prêtent des intentions présidentielles à Raphaël Glucksmann, son parti entend, dans un premier temps, par le biais de ce congrès, se structurer davantage pour occuper un rôle plus important lors des prochaines élections municipales de 2026.