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France Travail : voici le nouveau montant de l'ASS à partir de ce 1er avril

L'ASS a été créée en 1984. [REUTERS]

L’allocation de solidarité spécifique (ASS), qui s’adresse aux demandeurs d’emploi n’ayant plus droit à l’aide au retour à l'emploi (ARE) sera revalorisée dès le mois prochain. Alors, à combien s’élèvera-t-elle ?  

Comme tous les ans, l’allocation de solidarité spécifique (ASS) sera augmentée à partir de ce 1er avril. Cette aide versée par France Travail à environ 300.000 personnes et financée par l’Etat sera revalorisée de 1,7% cette année, contre 4,6% l’année précédente. Cet ajustement se base sur l’inflation.

Ainsi, le mois prochain, l’ASS sera fixée à 19,01 euros par jour, ce qui représente un montant total de 579,90 euros pour un mois de 30 jours et de 599,23 euros pour un mois de 31 jours. 

Créée en 1984, l’allocation spécifique de solidarité (ASS) vise à dédommager les personnes n’ayant plus droit à l’aide au retour à l'emploi (ARE). Attribuée sous conditions de ressources, les aspirants allocataires doivent avoir travaillé au moins 5 ans - à temps plein ou partiel - lors des dix dernières années, être à la recherche d’un emploi et ne pas dépasser un plafond de ressources (il ne faut pas percevoir 1.330,70 euros net pour une personne seule, ou plus de 2.091,10 euros pour un couple).

Une aide menacée ?

D’autres aides comme le Revenu de solidarité active (RSA), la prime d'activité et l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) seront aussi revalorisées dès ce 1er avril 2025.

Alors que l’ASS est majoritairement versée aux 50 ans et plus, lors d’un discours de politique générale prononcé devant l'Assemblée nationale en janvier 2024, Gabriel Attal, encore Premier ministre, avait annoncé vouloir supprimer cette allocation.

L’ASS «prolonge l'indemnisation du chômage» et «permet, sans travailler, de valider des trimestres» alors que «nous considérons que la retraite doit être le fruit du travail», avait alors déclaré l’ancien chef du gouvernement à l'Assemblée. Ainsi, selon l’homme politique, ce coup de pouce était une «trappe à inactivité».

Très critiqué, le gouvernement avait finalement annoncé en juin 2024 son souhait de renoncer à cette mesure.  

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