En commission ce mercredi, les députés ont voté la fin des Zones à faibles émissions (ZFE). Une décision saluée par l'association 40 millions d'automobilistes.
Lancées en 2019 et étendues en 2021, les Zones à faibles émissions (ZFE) sont menacées de disparition. Ce mercredi 26 mars, la commission spéciale chargée d'étudier le projet de loi de «simplification» a en effet voté leur suppression, avec 26 voix pour, 11 contre et 9 abstentions.
Les ZFE affichent l'objectif d'améliorer la qualité de l'air et de limiter les émissions de particules fines, responsables de maladies respiratoires et de 40.000 décès par an selon Santé Publique France, en excluant certains véhicules en fonction des fameuses vignettes Crit’Air.
Elles sont accusées par leurs détracteurs d'exacerber les inégalités, en contraignant les ménages modestes à «choisir entre des coûts supplémentaires importants pour acheter un nouveau véhicule propre ou renoncer à se déplacer», selon le député Ian Boucard (Droite républicaine).
La concentration de dioxyde d'azote réduite à Paris et Lyon
Auprès de CNEWS, Pierre Chasseray, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, estime par ailleurs que les ZFE ne remplissent pas leur mission puisque. Selon lui, elles n'excluent pas les véhicules les plus polluants mais les véhicules les plus anciens.
«Hors on sait très bien que le plus gros des SUV électrique aujourd'hui émet davantage de particules au freinage qu'une petite Clio citadine d'il y a quelques années», affirme-t-il.
Avant que le texte ne soit examiné en séance publique à l'Assemblée nationale début avril, la ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, a tenté de défendre le dispositif, assurant que «dans les deux agglomérations où les ZFE sont effectives, soit celles de Lyon et Paris, la concentration de dioxyde d'azote a été réduite de plus d’un tiers».