L'Orchestre du Nouveau Monde a attendu Marine Le Pen à sa sortie du plateau du JT de 20h de TF1 ce lundi, pour lui jouer le très européen «Hymne à la joie».
L’Orchestre du Nouveau Monde interprète l’Ode à la joie, l’hymne Européen, à la sortie de Marine Le Pen des locaux de TF1. pic.twitter.com/ahpz1rscUu
— CLPRESS / Agence de presse (@CLPRESSFR) March 31, 2025
Invité de l'émission «100% Politique» diffusée sur CNEWS, le député RN de l'Yonne, Julien Odoul, aussi concerné par une condamnation à huit mois d'emprisonnement avec sursis et à un an d'inéligibilité sans exécution provisoire dans le cadre de l'affaire des assistants d'eurodéputés.
Il a appelé «les Français attachés à notre vie démocratique à se lever pacifiquement». «On est en train de voler aux Français leur capacité de décision», a-t-il notamment martelé.
«On est en train de voler aux Français leur capacité de décision», a déploré le député RN de l'Yonne, Julien Odoul, ce lundi sur CNEWS. pic.twitter.com/LttWsSpu6W
— CNEWS (@CNEWS) March 31, 2025
«Seule une amnistie» pourrait mettre fin aux poursuites à l'encontre de la cheffe de file des députés du RN à l'Assemblée nationale, a estimé ce lundi sur CNEWS maître Rodolphe Bosselut, qui s'occupe de la défense de Marine Le Pen.
«Je considère que seule une amnistie pourrait mettre fin à ses poursuites», dénonce maître Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen, en réaction à la condamnation de la femme politique à cinq ans d'inéligibilité, dans 100% Politique pic.twitter.com/yFK05QrbBN
— CNEWS (@CNEWS) March 31, 2025
Invité sur le plateau de l'émission «100% Politique» diffusée sur CNEWS ce lundi, l'avocat de Marine Le Pen, maître Rodolphe Bosselut, a réagi à la condamnation de sa cliente pour détournement de fonds publics. «On est en train de criminaliser les droits de la Défense», a-t-il déploré.
«On est en train de criminaliser les droits de la défense», dénonce maître Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen, en réaction à la condamnation de la femme politique à cinq ans d'inéligibilité, dans #HDPros2pic.twitter.com/udiTbZoidj
— CNEWS (@CNEWS) March 31, 2025
L'administration Trump a estimé lundi qu'il était "préoccupant" d'exclure des candidats de la vie politique, en réaction à la condamnation à une inéligibilité immédiate de cinq ans de la cheffe de file de l'extrême droite française Marine Le Pen.
"L'exclusion de personnes du processus politique est particulièrement préoccupante compte tenu de la guerre judiciaire agressive et corrompue menée contre le président Donald Trump ici aux Etats-Unis", a déclaré à la presse la porte-parole du département d'Etat, Tammy Bruce.
Olivier Faure a estimé ce lundi, après la condamnation de Marine Le Pen, que «nul n'est au-dessus des lois. Pas même Marine Le Pen qui défendait jusqu'ici l'inéligibilité à vie pour les élus qui détournent des fonds publics».
Ainsi, le premier secrétaire du Parti socialiste a partagé sur le réseau social X le lien d'une pétition pour «défendre la Justice et l'État de droit» après la pétition lancée par le RN en riposte à la condamnation de la cheffe de file du parti qui, selon lui, «attaque les fondements de notre démocratie et défend une justice à deux vitesses».
Nul n’est au dessus des lois. Pas même Marine Le Pen qui défendait jusqu’ici l’inéligibilité à vie pour les élus qui détournent des fonds publics. Marine Le Pen n’est pas bâillonnée. Elle continuera d’être députée.
La pétition lancée par le RN attaque les fondements de notre… pic.twitter.com/D5wAjdF0Ba— Olivier Faure (@faureolivier) March 31, 2025
Invitée du journal de 20h sur TF1, Marine Le Pen a pris la parole publiquement pour la première fois depuis sa condamnation ce lundi après-midi. La cheffe de file du Rassemblement national a assuré ne pas vouloir «se laisser éliminer».
Retrouvez notre article complet ici.
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a qualifié lundi soir sur X d'"inacceptables dans une démocratie" les menaces "proférées" à l'égard des magistrats du tribunal de Paris ayant condamné Marine Le Pen à une inéligibilité immédiate de cinq ans dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
"Les menaces proférées contre les magistrats du Tribunal judiciaire de Paris sont inacceptables dans une démocratie et préoccupantes pour l'indépendance de l'autorité judiciaire", a posté sur son compte X le ministre de la Justice.
Les menaces proférées contre les magistrats du Tribunal judiciaire de Paris sont inacceptables dans une démocratie et préoccupantes pour l’indépendance de l’autorité judiciaire.
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) March 31, 2025
«Je ne vais pas me laisser éliminer», a martelé Marine Le Pen lors du JT de TF1, en réaction à sa condamnation pour détournement de fonds publics et complicité de ce même délit. La cheffe de file des députés du RN a ainsi affirmé qu'elle ne se retirait «en aucune manière» de la vie politique française.
À l'issue de sa condamnation à cinq ans d'inéligibilité, Marine Le Pen a estimé que le tribunal correctionnel de Paris avait éliminé «la voix de millions de Français», alors qu'elle est interdite de se présenter à la présidentielle de 2027.
Invitée du JT de 20h sur TF1, la cheffe de file des députés RN Marine Le Pen a dénoncé«une violation de l'État de droit», estimant qu'«une décision politique» de la part de la présidente du tribunal correctionnel de Paris.
C’est une décision politique qui a été rendue.
La magistrate a assumé de mettre en œuvre l'exécution provisoire de l'inéligibilité, de rendre mon appel inutile sur ce sujet pour m'empêcher de me présenter et d'être élue présidente de la République. pic.twitter.com/N7TlTc4r9f— Marine Le Pen (@MLP_officiel) March 31, 2025
«La France envoie Marine Le Pen en prison et lui interdit de se présenter» à la présidentielle de 2027 ?, a questionné le président américain Donald Trump sur X ce lundi, après avoir appris la condamnation de la cheffe de file des députés RN.
«Essayent-ils simplement de prouver que J.D. Vance, avait raison sur tout» lors de son déplacement en Europe en février dernier ?, a-t-il questionné sur le réseau social. En effet, le vice-président américain avait prononcé un discours à charge contre les Européens, notamment à propos du respect du droit de vote et de la liberté d'expression.
France is sending le Pen to jail and barring her from running?!
Are they just trying to prove @JDVance was right about everything? https://t.co/XmRvqgh5nB— Donald Trump Jr. (@DonaldJTrumpJr) March 31, 2025
Condamnée à cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires du RN, Marine Le Pen a annoncé son intention de faire appel. À l’issue du nouveau procès qui se tiendra en 2026, trois scénarios sont envisageables pour la cheffe de file du RN, qui garde la présidentielle de 2027 en ligne de mire.
Retrouvez notre article complet ici.
Se disant "troublé par ce trouble primo-ministériel", Olivier Faure déplore sur X que "visiblement le respect de la loi, l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, ne sont plus à l’ordre du jour au gouvernement". Sur BFMTV, François Hollande a également jugé que le Premier ministre "n'a pas à être troublé, quand on est Premier ministre dans une République et qu'on est le gardien de la loi, il faut (...) accepter que les tribunaux puissent être garantis dans leur indépendance".
Troublé par ce trouble primo-ministériel…
Visiblement le respect de la loi, l’état de droit, la séparation des pouvoirs, ne sont plus à l’ordre du jour au Gvt.
Marine Le Pen a été condamnée. Mais elle peut faire appel. Elle demeure députée. Et le RN sera bien présent en 2027 pic.twitter.com/5oehuu8sEm— Olivier Faure (@faureolivier) March 31, 2025
Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a exprimé lundi dans un communiqué son "inquiétude face aux réactions virulentes" après la condamnation de Marine Le Pen, les jugeant "de nature à remettre en cause gravement l'indépendance de l'autorité judiciaire".
"Ces réactions sont de nature à remettre en cause gravement l'indépendance de l'autorité judiciaire, fondement de l’État de droit, dont le Conseil supérieur de la magistrature est le garant constitutionnel", a déclaré le CSM dans une rare prise de parole publique.
"Les menaces visant personnellement les magistrats en charge du dossier, tout comme les prises de parole de responsables politiques sur le bien-fondé des poursuites ou de la condamnation, en particulier au cours du délibéré, ne peuvent être acceptées dans une société démocratique", a également déploré le CSM.
À l'issue de la condamnation de Marine Le Pen à quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique assortis de cinq ans d'inéligibilité avec «exécution provisoire», Jordan Bardella a dénoncé sur le réseau social X un «scandale démocratique».
Le président du Rassemblement national a appelé a une «mobilisation populaire et pacifique», lançant notamment une pétition de soutien à Marine Le Pen.
La condamnation avec exécution provisoire de Marine Le Pen, qui l'empêche d'être candidate en 2027, est un scandale démocratique.
Par notre mobilisation populaire et pacifique, montrons-leur que la volonté du peuple est plus forte ➡️ https://t.co/UfVMl1zDcx#SauvonsLaDémocratiepic.twitter.com/OVsHmxvVE3— Jordan Bardella (@J_Bardella) March 31, 2025
Le député RN de la Somme a déploré ce lundi sur X, à l'issue du jugement énoncé contre Marine Le Pen, la «censure de la candidate favorite du Peuple et principale opposante» par «le Système».
«Le Système a pris en otage la démocratie française !», a notamment dénoncé Jean-Philippe Tanguy dans sa publication sur le réseau social.
Le Système a promu les désistements des macronistes et des gauches pour contrer la victoire du RN.
La Système a supprimé la 1ère chaîne de la TNT.
Le Système censure la candidate favorite du Peuple et principale opposante.
Le Système a pris en otage la démocratie française ! pic.twitter.com/KiVeqq3515— Jean-Philippe Tanguy Ⓜ️ (@JphTanguy) March 31, 2025
Le multimillardaire américain Elon Musk a dénoncé lundi un "abus du système judiciaire" après la condamnation de Marine Le Pen à l'inégibilité, prévenant qu'il y aurait "un retour de bâton" comme avec "les attaques judiciaires" contre Donald Trump.
"Lorsque la gauche radicale ne peut pas gagner par le biais d'un vote démocratique, elle abuse du système judiciaire pour emprisonner ses opposants. C'est son mode opératoire à travers le monde", écrit Elon Musk sur son réseau social X, ajoutant dans un autre post: "Il y aura un retour de bâton, comme avec les attaques judiciaires menées contre le président Trump".
When the radical left can’t win via democratic vote, they abuse the legal system to jail their opponents.
This is their standard playbook throughout the world. https://t.co/FgmgeyQ2rp— Elon Musk (@elonmusk) March 31, 2025
Marine Le Pen a été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ferme sous bracelet électronique, assortis de cinq ans d’inéligibilité avec «exécution provisoire», dans l'affaire des assistants d'europarlementaires du RN. Une condamnation qui pourrait l’empêcher d’accéder à l’Elysée en 2027, mais peut-être aussi à Matignon.
Retrouvez notre article complet ici.
François Bayrou a été «troublé par l'énoncé du jugement» de cinq ans d'inéligibilité avec effet immédiat à l'encontre de la cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen, a rapporté lundi à CNEWS l'entourage du Premier ministre.
Le chef du gouvernement n'entend toutefois faire "aucun commentaire sur une décision de justice", a précisé son entourage à l'AFP.
Procès du RN : selon l’eurodéputé LR François-Xavier Bellamy, «aucun esprit libre ne devrait vouloir qu’un débat démocratique se déroule ailleurs que devant les électeurs» https://t.co/fr6gVv4CfW
— CNEWS (@CNEWS) March 31, 2025
Dans un communiqué partagé sur son site internet ce lundi, le Parti socialiste a réagi à la condamnation de Marine Le Pen pour détournement de fonds publics.
«Le Parti socialiste prend acte de cette décision comme il l'aurait fait pour toute autre. Il appelle chacune et chacun à respecter l'indépendance de la Justice et l'État de droit», est-il possible de lire, le PS précisant qu'il restait «mobilisé pour défendre les valeurs républicaines et la transparence dans la vie publique, essentielles à la confiance des citoyens».
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu son jugement, ce lundi 31 mars, à l’encontre de Marine Le Pen et de 24 membres du RN dans le cadre de l’affaire des assistants d'eurodéputés. Cadres historiques, garde du corps, secrétaire, comptables... Voici les peines prononcées contre eux.
Retrouvez notre article complet ici.
À la suite de la condamnation de Marine Le Pen d'une peine d'inéligibilité de cinq ans avec effet immédiat, le chef du LR à l'Assemblée nationale a dénoncé une décision «lourde et exceptionnelle».
«Dans une démocratie, il n'est pas sain qu'une élue soit interdite de se présenter à une élection. Les débats politiques doivent être tranchés dans les urnes, par les Français», a ensuite martelé Laurent Wauquiez sur le réseau social X.
La décision de condamner Marine Le Pen est lourde et exceptionnelle. Dans une démocratie, il n’est pas sain qu’une élue soit interdite de se présenter à une élection. Les débats politiques doivent être tranchés dans les urnes, par les Français.
— Laurent Wauquiez (@laurentwauquiez) March 31, 2025
Marine Le Pen va "faire appel", a indiqué lundi après-midi son avocat, Me Rodolphe Bosselut, après la condamnation de la leader du Rassemblement national à une peine d'inéligibilité de cinq ans avec effet immédiat.
"C'est un coup à la démocratie", a ajouté l'avocat, lors d'une brève déclaration à la presse devant le siège parisien du parti, avant de rejoindre sa cliente. Marine Le Pen reste "combative", a assuré quelques minutes plus tôt devant les journalistes Laurent Jacobelli, député RN et porte-parole du parti.
La condamnation de Marine Le Pen est une "intrusion dans le jeu électoral (...) qui laissera une tache indélébile dans l'histoire de notre démocratie", a estimé lundi Louis Aliot, vice-président du RN et maire de Perpignan, dans un communiqué.
"En condamnant Marine Le Pen, ils ont interdit la candidature (à la présidentielle ndlr) de la favorite de toutes les enquêtes d'opinion", a jugé M. Aliot, lui-même condamné dans l'affaire des assistants parlementaires du FN.
Le maire de Béziers (Hérault) Robert Ménard a déploré lundi que "des juges se substituent au suffrage universel" en France, après la décision du tribunal de Paris qui a déclaré inéligible pour cinq ans avec effet immédiat la cheffe de file du RN Marine Le Pen.
"En un mot, c'est scandaleux. Tout le monde, dans une démocratie, a droit, normalement, à une procédure en appel qui est suspensive", a réagi auprès de l'AFP M. Ménard, élu maire de Béziers avec le soutien du Rassemblement national, en 2014 puis en 2020, avant de s'éloigner de Marine Le Pen.
"Dans cette affaire, les juges se substituent de fait au suffrage universel, ce n'est pas acceptable. Je ne dis pas que la justice est partisane, mais il y a des juges qui sont partisans", a regretté M. Ménard.
"Comme plein de gens, je pense que c'est anormalement sévère et que ça va fausser les prochains scrutins. C'est pas normal", a-t-il ajouté, espérant que d'autres "vont s'élever contre cette mesure au-delà des choix partisans et des sensibilités".
Marine Le Pen "n'a pas piqué dans la caisse à son profit, elle ne s'en est pas mis plein les poches. Il y a une faute, qu'elle soit sanctionnée, c'est une chose, mais qu'elle soit sanctionnée de façon aussi terrible, c'est un vrai problème", a aussi estimé le maire de Béziers, régulièrement invité dans les médias à chroniquer l'actualité politique nationale.
"Pour le Modem (le parti du Premier ministre, François Bayrou, ndlr), ils n'ont pas été jugés avec la même sévérité, il y a deux poids, deux mesures, même si je suis conscient que les montants, les durées, ne sont pas les mêmes", a aussi estimé M. Ménard
La "seule culpabilité" de Marine Le Pen est qu'elle "menait notre camp sur le chemin de la victoire", a réagi lundi sa nièce Marion Maréchal, après que le tribunal a condamné la cheffe de file du RN à une peine de cinq ans d'inéligibilité immédiate.
"Des juges se pensant au-dessus du peuple souverain, ont décidé d'exécuter dans un tribunal, celle qu'ils n'ont jamais pu faire reculer dans les urnes", a également critiqué sur X l'eurodéputée, un temps en froid avec sa tante, un message assorti d'une photo la montrant souriant au côté de Marine Le Pen.
"La décision de destituer un élu devrait revenir au peuple", a affirmé Jean-Luc Mélenchon lundi après la condamnation de Marine Le Pen à une peine de cinq ans d'inéligibilité immédiate dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national.
"C'est à cela que servirait le référendum révocatoire dans une 6e République démocratique", ajoute le leader de La France insoumise dans un message sur X, après que le parti de gauche radicale a indiqué vouloir "battre aussi demain dans les urnes" l'extrême droite "quel que soit son ou sa candidate".
L'eurodéputé a dénoncé «un jour très sombre pour la démocratie».
Quoiqu’on pense du RN et de l’affaire jugée aujourd’hui, cette date restera un jour très sombre pour la démocratie française. La candidate que les sondages placent de fait en tête à l’élection présidentielle est empêchée de concourir par une décision de justice : cet événement…
— Fx Bellamy (@fxbellamy) March 31, 2025
Le chef du parti d'extrême droite à la tête de la coalition néerlandaise Geert Wilders s'est dit "choqué" lundi par la condamnation de Marine Le Pen qu'il juge "incroyablement sévère".
"Je la soutiens et je crois en elle à 100% et je suis persuadé qu'elle gagnera en appel et qu'elle deviendra présidente de la France", a-t-il déclaré sur X.
Le chef de file des députés Les Républicains Laurent Wauquiez a regretté lundi "une décision très lourde et exceptionnelle" après la condamnation de Marine Le Pen à une peine de cinq ans d'inéligibilité immédiate, l'empêchant à ce stade de se présenter à la présidentielle en 2027.
"Il n'est pas sain que dans une démocratie, une élue soit interdite de se présenter à une élection et je trouve que les débats politiques doivent être tranchés dans les urnes", a déclaré le candidat à la présidence de son parti en marge d'un déplacement à Royan, selon un enregistrement audio transmis par son entourage à l'AFP. "Cette décision va nécessairement avoir un poids très lourd sur le fonctionnement de notre démocratie. Ce n'est sans doute pas le chemin qu'il aurait fallu prendre", a-t-il observé.
Condamné comme Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité immédiate dans l'affaire des assistants parlementaires européens du Rassemblement national, l'ex-numéro 2 du parti Bruno Gollnisch a annoncé lundi faire appel de la décision du tribunal de Paris.
"Ce jugement, qui copie pratiquement les réquisitions extravagantes du parquet, est pour moi inacceptable (...) Je fais donc appel", indique M. Gollnisch dans un communiqué transmis à l'AFP. Député européen durant trois décennies de 1989 à 2019, l'ancien bras droit de Jean-Marie Le Pen du temps du Front national a été condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un sous bracelet électronique, ainsi que 50.000 euros d'amende et cinq ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
Contestant les accusations venues selon lui "d'adversaires haineux", M. Gollnisch affirme que le Parlement européen "n'a subi aucun préjudice" et "qu'il n'y (a) eu aucun emploi fictif" d'assistant parlementaire.
L'ex-trésorier du Rassemblement national Wallerand de Saint-Just a dénoncé lundi une "volonté politique" du tribunal correctionnel de Paris, qui a condamné notamment Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité de cinq ans avec exécution immédiate et quatre ans de prison dont deux ferme.
"Le tribunal a vraiment fait état de sa volonté politique, pas sa volonté judiciaire ni juridique, mais politique", a-t-il déclaré en sortant de la salle d'audience. "Mais on va résister", a ajouté celui qui a lui-même été condamné à 3 ans de prison dont un ferme sous bracelet électronique et 3 ans d'inéligibilité avec exécution immédiate. L'ex-trésorier a exprimé son intention de faire appel.
Plus d'informations à venir...
Communiqué de la France insoumise
Marine Le Pen et 8 élus du Rassemblement National ont été condamnés ce jour pour détournement de fonds publics. Leur condamnation est assortie d’une peine d’inéligibilité applicable immédiatement pour l’essentiel d’entre eux.
Nous notons que…— Manuel Bompard (@mbompard) March 31, 2025
La justice est la justice.
"Selon que vous serez puissant ou misérable" comme écrivait La Fontaine, elle doit être la même pour tous.
D’autant que Mme Le Pen est une responsable politique qui exige plus de fermeté de la part de la justice !
Respectons la justice, donc.— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) March 31, 2025
Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a fustigé lundi la "déclaration de guerre de Bruxelles" aux sources selon lui de la condamnation de Marine Le Pen, déclarée inéligible après avoir été reconnue coupable de détournement de fonds publics par le tribunal de Paris.
"Qui craint le jugement des électeurs souvent se rassure par le jugement des tribunaux. A Paris, ils ont condamné Marine Le Pen et ils voudraient l'exclure de la vie politique. Un mauvais film que nous voyons aussi dans d'autres pays comme la Roumanie", a déclaré M. Salvini, chef de la Ligue (extrême droite), dans un communiqué.
"Ne nous laissons pas intimider, ne nous arrêtons pas: en avant toute, mon amie!", a-t-il écrit.
Allié du Rassemblement national au Parlement européen, M. Salvini, eurosceptique et souverainiste, n'a de cesse de dénoncer le rôle moteur de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qu'il appelle "l'Allemande von der Leyen", et du président français Emmanuel Macron, qu'il a souvent traité de "fou", dans l'aide à l'Ukraine face à la Russie.
Pour cet admirateur de longue date du président russe Vladimir Poutine, "ce qui se joue contre Marine Le Pen est une déclaration de guerre de Bruxelles" dans le contexte des "pulsions belliqueuses de von der Leyen et Macron".
Marine Le Pen, condamnée lundi à une peine d'inéligibilité avec exécution immédiate pour détournement de fonds publics, sera l'invitée du journal télévisé de 20H de TF1, a indiqué la chaîne à l'AFP.
La cheffe de file du RN, dont les chances de se présenter à l'élection présidentielle de 2027 sont obérées, a quitté la salle d'audience du tribunal de Paris dans la matinée avant même le prononcé de sa peine, sans mot dire.
"Aujourd'hui, ce n'est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée: c'est la démocratie française qui est exécutée", a dénoncé lundi le président du RN, Jordan Bardella, après la condamnation à cinq ans d'inéligibilité avec effet immédiat de la députée du Pas-de-Calais.
Aujourd’hui, ce n’est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée : c’est la démocratie française qui est exécutée.#JeSoutiensMarine
— Jordan Bardella (@J_Bardella) March 31, 2025
Jordan Bardella a rejoint Marine Le Pen au siège parisien du Rassemblement national, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné lundi Marine Le Pen à une peine d'inéligibilité de cinq ans, avec exécution immédiate, et une peine d'emprisonnement de quatre ans dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique, ce qui signifie qu'elle n'ira pas en prison.
En son absence, car elle a quitté la salle d'audience au moment de l'annonce de l'inéligibilité immédiate, le tribunal a expliqué cette peine en mettant en avant son "rôle central" dans le système mis en place pour détourner l'argent du Parlement européen, et invoqué "le trouble à l'ordre public et au fonctionnement démocratique".
La justice est la justice.
"Selon que vous serez puissant ou misérable" comme écrivait La Fontaine, elle doit être la même pour tous.
D’autant que Mme Le Pen est une responsable politique qui exige plus de fermeté de la part de la justice !
Respectons la justice, donc.— Fabien Roussel (@Fabien_Roussel) March 31, 2025
«Je suis Marine!», a écrit le Premier ministre hongrois Viktor Orban sur X après la condamnation de la cheffe de l'extrême droite française.
Je suis Marine! @MLP_officiel
— Orbán Viktor (@PM_ViktorOrban) March 31, 2025
Marine Le Pen "doit payer sa peine" car "elle est une "justiciable comme les autres", a estimé lundi Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Écologistes, après la condamnation de la cheffe de file du RN à une peine d'inéligibilité avec effet immédiat. "Quand on donne des leçons d'exemplarité à tout le monde, on doit commencer par se l'appliquer à soi-même", a ajouté Mme Tondelier, par ailleurs conseillère municipale d'opposition dans le fief RN de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
L'inéligibilité, "c'est une disposition qui est prévue par la loi. Quand elle a été votée à l'Assemblée, cette disposition, Marine Le Pen ne s'y est pas opposée, n'a pas votée contre. Et donc elle est une justiciable comme les autres", selon Mme Tondelier. Mme Le Pen a été condamnée lundi dans l'affaire des assistants parlementaires européens du RN à quatre ans de prison dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique, et à cinq ans d'inéligibilité avec effet immédiat, compromettant grandement ses chances d'être candidate à l'élection présidentielle de 2027.
"Le meilleur moyen quand on ne veut pas être condamné, c'est pas de demander des totems d'immunité pour soi-même, c'est de respecter la loi, de ne pas commettre de crime, de ne pas commettre de délit" a encore lancé Mme Tondelier. "Si on regarde un peu attentivement dans le programme du Rassemblement National, ils demandent la fin du laxisme, des peines plus lourdes pour les multirécidivistes, le fait que les peines soient exécutées jusqu'au bout sans aucune tolérance", a rappelé la patronne des Ecologistes.
"Aujourd'hui, ça les concerne eux et ils ne peuvent pas faire comme s'ils étaient pour une justice à deux vitesses (...). Ça ne marche pas comme ça, je pense que tout le monde peut l'entendre, y compris chez leurs électeurs".
Plus d'informations à venir...
Eric Ciotti a dénoncé une "cabale judiciaire indigne" qui "confisque le destin démocratique de notre nation" après la condamnation lundi de Marine Le Pen à une peine inéligibilité avec exécution immédiate.
"La France est-elle encore une démocratie", s'est indigné sur X l'allié de la cheffe de file des députés RN. "C'est un système de captation du pouvoir qui écarte systématiquement tout candidat trop à droite en mesure de gagner, de François Fillon à Marine Le Pen", a-t-il ajouté.
Le Kremlin a déploré lundi une "violation des normes démocratiques", après la décision du tribunal de Paris qui a déclaré inéligible avec effet immédiat la cheffe de file d'extrême droite française Marine Le Pen, reconnue coupable de détournement de fonds publics.
Le parti de Marine Le Pen (RN) avait effectué un emprunt auprès d'une banque russe en 2014, suscitant des soupçons sur la volonté du Kremlin de soutenir Mme Le Pen, longtemps critique des sanctions occidentales imposées à Moscou après son annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée cette année-là. "En effet, de plus en plus de capitales européennes empruntent la voie de la violation des normes démocratiques", a indiqué lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien, répondant à une question sur la condamnation de Mme Le Pen.
Il a également qualifié le jugement d'"affaire intérieure de la France". "Nous ne voulons pas nous ingérer dans les affaires intérieures de la France, nous ne l'avons jamais fait", a assuré M. Peskov, malgré les affirmations de Paris de multiples campagnes de désinformation russes menées contre la France. "Mais nos observations de ce qui se passe dans les capitales européennes montrent qu'on ne se gêne pas du tout là-bas pour dépasser le cadre de la démocratie lors d'un processus politique", a-t-il affirmé.
Un tribunal français a déclaré lundi inéligible avec effet immédiat Marine Le Pen, reconnue coupable de détournement de fonds publics, compromettant sa candidature au scrutin présidentiel de 2027. En juin 2023, un rapport parlementaire avait dénoncé le lien "ancré dans la durée" du Rassemblement national avec la Russie, et les "contacts fréquents" entre des élus RN avec des responsables russes. Le RN y était qualifié de "courroie de transmission" de la Russie, Marine Le Pen dénonçant pour sa part un rapport "malhonnête" et "politisé".
Marine Le Pen avait été reçu par Vladimir Poutine le 24 mars 2017 au Kremlin, quelques semaines avant le premier tour de la présidentielle de 2017, qu'elle avait perdue face à Emmanuel Macron. La cheffe de file de l'extrême droite français a toutefois pris ses distances avec la Russie de Vladimir Poutine après le déclenchement de l'offensive russe contre l'Ukraine en 2022.
Précision faite par la présidente, Marine Le Pen est déclarée coupable de détournement de fonds publics au titre de son activité d'eurodéputée et complice de ce délit au titre de son ancien statut de présidente de parti.
Le tribunal retient donc à son encontre un préjudice de 1,8 million d'euros environ. Dans le détail : 474.000 euros pour les contrats de ses assistants et 1,4 million pour tous les contrats lorsqu'elle était présidente.
Le tribunal correctionnel de Paris a prononcé, lundi au procès des assistants parlementaires européens, contre Marine Le Pen une peine d'inéligibilité s'appliquant immédiatement (exécution provisoire), obérant à ce stade ses chances de se présenter à l'élection présidentielle de 2027.
"Il s'agit de veiller à ce que les élus comme tous les justiciables ne bénéficient pas d'un régime de faveur", a déclaré la présidente Bénédicte de Perthuis. Après un temps de silence dans la salle d'audience, le tribunal a commencé à appeler les prévenus à la barre pour leur annoncer leur peine.
Marine Le Pen, elle, a quitté la salle d'audience, sans attendre de savoir quelle peine était prononcée contre elle, puis est partie du tribunal sans mot dire.
Procès du RN : quelles sont les peines qui avaient été requises contre les 24 coprévenus de Marine Le Pen ? https://t.co/t8CKTJ7ink
— CNEWS (@CNEWS) March 31, 2025
Maxime Thiebaut sur le jugement de Marine Le Pen qui a été reconnue coupable de détournement de fonds publics : «C'est une surprise qu'elle soit reconnue coupable. Monsieur Bayrou a lui été relaxé pour une prévention similaire», dans #MorandiniLivepic.twitter.com/bGzb6VSMLh
— CNEWS (@CNEWS) March 31, 2025
Le tribunal de Paris a déclaré lundi coupables de détournement de fonds publics les neuf eurodéputés du RN, dont Marine Le Pen, poursuivis dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
Les douze assistants jugés à leurs côtés ont, eux aussi, été déclarés coupables de recel. Le tribunal a estimé que le préjudice total était de 2,9 millions d'euros, en faisant "prendre en charge par le Parlement européen des personnes qui travaillaient en réalité pour le parti" d'extrême droite.
Le tribunal correctionnel de Paris a commencé à rendre son jugement lundi dans le dossier des assistants d'eurodéputés RN, en présence de Marine Le Pen et d'une grande partie de ses 24 coprévenus, dont le vice-président du parti Louis Aliot.
L'audience s'est ouverte vers 10H20 dans une salle remplie de journalistes et de public. La lecture du jugement doit durer au moins deux heures.
«Marine Le Pen jugée : l'heure de vérité» : l'édito de @PascalPraud dans #HDProspic.twitter.com/sQiavZcdtt
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Thibault de Montbrial : «Ce n'est pas à la justice, en première instance, de prendre des décisions à l'impact politique si élevé», dans #LaGrandeInterviewpic.twitter.com/wZ4wncNU2H
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Procès du RN : «Je serais extrêmement surpris si Marine Le Pen avait une condamnation assortie d'une exécution provisoire», confie Thibault de Montbrial https://t.co/n9G9d5g7aY
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Pierre Lellouche revient sur le procès du RN et de Marine Le Pen : «Le pouvoir est en train de passer du côté des juges», dans #LaMatinalepic.twitter.com/GWSLuAkGUZ
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L'édito de @ThomasBonnet : «Inéligibilité : Marine Le Pen fixée sur son sort ce matin» dans #LaMatinalepic.twitter.com/HiCXxcrHw8
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«C’est un monde qui peut s’effondrer», selon la garde rapprochée de la députée du Pas-de-Calais. Après une délibération de quatre mois, les magistrats chargés du dossier des assistants parlementaires du Rassemblement national (RN) s’apprêtent à rendre leur décision, lundi 31 mars, à l’encontre de Marine Le Pen et 25 autres membres du parti lepéniste.
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