En réaction à une loi visant à durcir le droit du sol à Mayotte, La France insoumise a annoncé ce mardi qu’elle déposerait une proposition de loi visant à inscrire le droit du sol dans la Constitution, soutenant une idée de Jean-Luc Mélenchon.
Une réaction immédiate. Ce mardi, l’Assemblée nationale doit voter une loi, émanant d’une commission mixte paritaire (CMP), visant à durcir les conditions d'accès à la nationalité française à Mayotte.
Farouchement opposée à cette mesure, La France insoumise a annoncé, lors d’une conférence de presse, qu’elle déposerait prochainement une proposition de loi visant à inscrire le droit du sol dans la Constitution française. Une disposition déjà évoquée par le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon lors d’une interview accordée à nos confrères de 20 Minutes le 12 février dernier.
En effet, le tribun, ancien candidat à la présidentielle, a assuré vouloir «faciliter l’accès à la nationalité française», considérant que son acquisition «devrait être quasi de droit». «Je milite pour l’unité du peuple français. Je ne suis nullement dérangé par le fait que des étrangers deviennent Français», a-t-il assuré.
Un désaccord profond avec la droite
Dénonçant le durcissement du droit du sol à Mayotte, La France insoumise, et d’autres partis de gauche, n’ont pas caché leur crainte que cette mesure s’étende à d’autres territoires, jusqu’en métropole.
Celle-ci est d’ailleurs souhaitée de l’autre côté de l’échiquier politique. Le 11 février dernier, le président de l’Union des droites pour la République (UDR) Eric Ciotti a plaidé en faveur de la suppression du droit du sol sur l’ensemble du territoire français.
La suppression du droit du sol à Mayotte va dans le bon sens mais c’était sans compter sur le « en-même temps » macronien.
Il fallait lire les conditions particulières ⬇️
Le ministre de l’intérieur annonce aussi la fin des visas territorialisés à Mayotte et ouvre les portes de…— Eric Ciotti (@eciotti) February 11, 2024
Une mesure soutenue par le Rassemblement national.