La Direction générale de l'armement (DGA) et Airbus Helicopters ont présenté, le 1er avril dernier, la nouvelle version du NH90 Caïman, destinée aux forces spéciales. Voici tout ce qu'il faut savoir sur cet appareil bourré de technologies.
Une véritable montée en gamme. Créée en 1993 et basée à Pau, l'escadrille des opérations spéciales, devenue le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) en 2009, a pour mission de transporter et d'appuyer les troupes d'élite françaises sur les différents théâtres d'opérations.
Passage à très basse altitude d’un caracal du 4eme RHFS au dessus d’un stick du #1erRPIMA patrouillant au Sahel en moto local probablement durant les années 2015-2020 🇫🇷 #FrenchSAS#COS#ForcesSpécialesFrançaises
🎥 : Khimaira Strategy Tactics pic.twitter.com/u4XW24pSBT— Unités spéciales francaises 🇫🇷 (@ForceSpecialeFr) May 5, 2024
Aujourd'hui, ce sont 8 H225M Caracal et 10 AS532 Cougar qui effectuent ces tâches stratégiques. Mais à partir de 2026, ils seront intégralement remplacés par des NH90 Caïman standard 2.
Des équipements technologiques derniers cris
Si la première version, d'un poids de 11 tonnes et développée dans le cadre d'une coopération européenne, est déjà utilisée par l'armée de terre et la Marine nationale, cette nouvelle mouture a été adaptée aux besoins particuliers des forces spéciales.
[#SOFINS] Le prototype de l’hélicoptère NH90 Caïman standard 2 présenté pour la 1re fois au public par la DGA et @AirbusHeli.
Il dotera les forces spéciales de nouvelles capacités d’intervention sur tous types de théâtres et dans un environnement à visibilité dégradée.
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«Nous avons ajouté une boule optronique développée par Safran sous le nez de l'appareil, comportant une caméra infrarouge avec pointeur et désignateur laser, qui permet d'identifier des objectifs à longue distance et d'observer des scènes de combat beaucoup plus précisément», a expliqué à CNEWS l'ingénieur en chef des études et techniques de l'armement Nicolas, directeur du programme NH90 au sein de la Direction générale de l'armement (DGA).
Les commandos pourront intervenir sur des terrains plus difficiles
«Des ouvertures sur les fenêtres arrières de l'hélicoptères ont également été aménagées afin de mettre en œuvre des mitrailleuses : les commandos interviennent parfois sur des théâtres d'opération sous le feu de l'ennemi et cet armement pourra les protéger», a-t-il poursuivi.
Le treuil, qui permet de soulever du fret, a été sécurisé pour transporter des soldats. Des systèmes de communication ont également été ajoutés afin de permettre des transmissions avec des drones. Mais l'un des apports les plus précieux de ce nouvel appareil réside dans ses performances.
«Le NH90 répond aux besoins exigeants des forces spéciales en termes de distance franchissable et de charge utile», des performances une fois et demie supérieures à celles du Caracal, grâce à une meilleure motorisation.
Cette dernière permet également d'envisager des opérations de plus grande envergure en altitude, y compris par temps chaud, là où l'air moins dense amoindri les performances des hélicoptères.
L’assemblage des NH90 destinés aux forces spéciales vient de démarrer sur le site de Marignane, dans les Bouches-du-Rhône. La livraison des 18 appareils s’échelonnera de l’été 2026 au printemps 2029.