Alors qu’Anne Hidalgo doit quitter la mairie de Paris au printemps 2026, l’édile socialiste envisagerait de prendre la tête du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, a-t-on appris ce samedi.
Une candidature qui a «du sens». Si la décision d’Anne Hidalgo de ne pas briguer de troisième mandat à la mairie de Paris date de novembre 2024, depuis, l’édile de la capitale s’était montrée discrète quant à ses projets d’avenir.
Néanmoins, d’après une information de La Tribune Dimanche ce samedi, Anne Hidalgo a bel et bien éclairci son avenir : prendre la direction d’une organisation internationale. «Je n’ai pas encore arrêté complètement ce que je vais faire mais il y a un besoin de porter, à l’échelle internationale, la question de la justice climatique», expliquait la socialiste auprès de Libération en mars dernier.
Vers un départ de la mairie anticipé ?
Pourtant, et avec le soutien du président de la République Emmanuel Macron – dont les relations se sont adoucies à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris l’été dernier -, cette dernière serait «très intéressée par le poste (cheffe du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, ndlr) et s’active pour faire avancer sa candidature au plus haut niveau», selon un diplomate proche du président, a rapporté La Tribune Dimanche.
Plusieurs proches ont estimé que «c’est une candidature qui aurait du sens, selon plusieurs raisons : son histoire personnelle de petite-fille de réfugiés espagnols, mais aussi son engagement politique en faveur des réfugiés et sa stature internationale. En effet, durant ses deux mandats de maire, Anne Hidalgo a soigneusement poli ses réseaux internationaux qui devraient s'avérer utiles pour la suite.
Néanmoins, le poste de l’actuel Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés s’achève le 31 décembre prochain. Si Anne Hidalgo était désignée, elle devrait ainsi démissionner avant la fin de son mandat de maire.