A trois mois des élections municipales de 2026, plusieurs personnalités ont fait savoir qu’elles briguaient la mairie de Paris pour prendre la place d'Anne Hidalgo, qui a annoncé son départ le 26 novembre 2024.
Une préparation méticuleuse pour tous les candidats. Anne Hidalgo a indiqué le mardi 26 novembre 2024 qu'elle ne se représentera pas à la mairie de Paris en 2026.
Une décision qui a naturellement aiguisé les appétits de ses adversaires politiques qui, avant cette annonce, étaient déjà nombreux à avoir formuler leur souhait de prendre sa succession. Tour d'horizon.
Sarah Knafo (Reconquête)
Dernière à entrer en lice, Sarah Knafo, eurodéputée Reconquête, a annoncé ce mercredi 7 janvier sa candidature à la mairie de Paris. «Je me présente avec un programme travaillé, chiffré, qui a un objectif : faire de la capitale une ville heureuse», a-t-elle déclaré dans un communiqué.
Une candidature que l’eurodéputée a d’abord annoncée en direct sur le plateau du 20h de TF1, et qui bénéficie du soutien appuyé d’Éric Zemmour, fondateur de Reconquête.
Paris a enfin une candidate à sa hauteur !
En avant ! https://t.co/mowp553YvG— Eric Zemmour (@ZemmourEric) January 7, 2026
Sarah Knafo affirme par ailleurs qu’elle sera «impitoyable» pour redresser Paris, promettant d’agir «dans les moindres détails», notamment sur les questions de sécurité, de propreté, de logement et «contre les gabegies». Elle indique également vouloir recourir régulièrement à des referendums, afin que les Parisiens puissent décider eux-mêmes des grandes orientations de la capitale.
Emmanuel Grégoire (paris en grand)
Le député Emmanuel Grégoire, ex-Premier adjoint d'Anne Hidalgo mais en froid avec elle, est le candidat de l'union de gauche entre socialistes, écologistes et communistes. Un temps candidats, David Belliard et Ian Brossat, se sont tous deux désistés en sa faveur.
Le député de 46 ans, qui a infligé une cinglante défaite au macroniste sortant et ex-ministre Clément Beaune en emportant la 7e circonscription de Paris avec 50,87% des voix dès le premier tour, a pendant longtemps été vu comme le dauphin incontestable d'Anne Hidalgo. Mais les relations avec l'ex-candidate socialiste à la présidentielle se sont tendues et tous deux sont désormais en froid.
Pierre-Yves Bournazel (Union capitale)
Conseiller de Paris et du 18e arrondissement, Pierre-Yves Bournazel est en campagne quasi-permanente à la mairie depuis plusieurs années pour le compte d’Horizons, le parti d’Edouard Philippe.
Et vous Maire de #Paris, quelle serait votre priorité ?
Merci de votre accueil chaleureux !
Merci également à l’équipe dynamique qui m’accompagnait !
Bon dimanche ! pic.twitter.com/mcr2mlPUMF— PierreYves Bournazel (@pybournazel) November 17, 2024
Ce dernier se dit «prêt» à «offrir une alternative positive» à la capitale, défendant l’alternance. Il a également dénoncé, la perte d’attractivité «de la fonction publique parisienne», pointant du doigt «le taux d’absentéisme des agents», qui, selon lui, s’élève à «près de 10%».
Pour CNEWS, l'élu parisien a détaillé son programme sur lequel il entend s'appuyer pour convaincre les électeurs de lui accorder leur confiance.
Rachida Dati (changer paris)
Considérée comme la «rivale» d’Anne Hidalgo, Rachida Dati brigue, elle aussi, la mairie de Paris. Déjà à la tête du 7e arrondissement de la capitale, et actuellement ministre de la Culture, celle-ci dénonce fréquemment les dépenses de la mairie de Paris.
Exclue des Républicains lors de sa nomination au ministère de la Culture, elle soutient l'idée d'une réforme de la loi organisant l’élection des maires à Paris, Lyon et Marseille, afin qu’ils soient choisis au suffrage universel direct.
Sophia Chikirou (La France Insoumise)
Annoncée depuis plusieurs semaines, La France insoumise a officiellement investi la députée Sophia Chikirou pour les élections municipales à Paris. Dans un entretien accordé à l’AFP, l’élue de la 6ᵉ circonscription de la capitale affirme vouloir «incarner le Paris populaire».
"J'ai l'honneur et le plaisir de présenter ma campagne pour les élections municipales à Paris, en rupture avec les politiques menées jusque maintenant" #AvecSophiapic.twitter.com/dDSvugvlTz
— Sophia Chikirou (@chikirouparis) November 14, 2025
Figure centrale du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, elle a d’ores et déjà esquissé les grandes lignes de sa stratégie, visant à mobiliser en priorité les milieux populaires et les jeunes, notamment dans les 13ᵉ, 18ᵉ, 19ᵉ et 20ᵉ arrondissements.
À l’instar de ce qui s’est produit à Marseille et à Lyon, les Insoumis feront donc le choix de se présenter seuls au premier tour, en dehors d’une alliance avec le reste de la gauche.
Thierry Mariani (RAssemblement national)
Le député européen RN Thierry Mariani a annoncé sa candidature aux élections municipales à Paris le 12 décembre dernier. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy entend présenter des listes dans l’ensemble des arrondissements de la capitale, ainsi qu’une liste centrale de conseillers de Paris, en alliance avec l’UDR d’Éric Ciotti, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.
«Nous avons une opportunité historique d’entrer au Conseil de Paris pour donner une véritable voix aux idées patriotes», a-t-il déclaré, soulignant qu’aucun élu de son parti ne siège actuellement dans les conseils d’arrondissement parisiens.
🔵 @ThierryMARIANI, député européen et ancien ministre, est le candidat du Rassemblement National pour devenir le prochain maire de Paris !
Vingt-cinq années de mauvaise gestion socialiste ont entaché la réputation de la Ville Lumière et transformé la capitale en enfer pour ses… pic.twitter.com/kKnp7Tl5tO— Rassemblement National (@RNational_off) December 15, 2025
Thierry Mariani, qui a exercé plusieurs mandats dans le Vaucluse, notamment celui de maire de Valréas, entend ainsi s’implanter durablement dans la capitale. Lors de sa prise de parole, le candidat n’a pas exclu une alliance au second tour, s’il y accède, avec Sarah Knafo.