Déjà mises en place dans plusieurs départements comme l'Essonne, les routes partagées, aussi appelées «chaussée à voie centrale banalisée» ou encore «chaucidou» ont récemment fait leur apparition en Seine-et-Marne. Mais quel est ce dispositif ?
Un aménagement de l'espace qui est censé apporter davantage de sécurité aux cyclistes. Le premier «chaucidou» (contraction de Chaussée pour les Circulations Douces) a récemment été disposé dans le département de la Seine-et-Marne, pour la première fois.
En effet, cette voie censée protéger les cyclistes sur des axes trop étroits se décline ainsi : une voie centrale sur laquelle les véhicules motorisés doivent circuler et deux couloirs réservés aux vélos et autres cycles.
En absence d'un véhicule arrivant dans le sens inverse, l'automobiliste doit alors serrer au centre de la chaussée mais devra se rabattre sur le côté afin de partager l'espace, en prenant soin de vérifier l'absence d'un cycliste sur la piste dédiée, lors d'une rencontre d'un autre usager face à lui.
Le CD44, avec le soutien de la Ville de Guérande, organise une réunion d’information afin de récolter les premiers avis et échanger autour de l’aménagement de la chaussée à voie centrale banalisée sur la route départementale 92. Mardi 4/12 à 18h, à Clis, salle des Perrières. pic.twitter.com/mFRXieMALK
— Ville de Guérande (@villedeguerande) December 3, 2018
Déjà testé dans plusieurs départements franciliens comme la Seine-Saint-Denis et l'Essonne, l'arrivée d'une chaussée à voie centrale banalisée sur la route départementale RD 134E1 entre les communes de Crèvecoeur-en-Brie et Houssaye-en-Brie signe une première pour la Seine-et-Marne.
Protéger les cyclistes
Le modèle venu des pays nordiques, qui comporte plusieurs avantages comme une réduction moyenne de l'allure des conducteurs, devrait prochainement se décliner sur d'autres axes du département.
Il a légalement été autorisé par l'article R. 431-9 du code de la route (modifié par le décret numéro 2015-808) en 2015, autorisant les «conducteurs de cycles à circuler sur les accotements équipés d'un revêtement routier».
Pour rappel, en agglomération, une voiture doit respecter une distance de sécurité d'un mètre minimum, et 1,50 mètre sur les routes de campagne, indique le code de la route.