Une étude récente du Cerema a révélé que près de 450.000 logements pourraient être menacés par une montée des eaux en France d'ici à 2100. Sur les littoraux de l’Hexagone, 500 communes pourraient être en danger.
Une réalité qui pourrait affoler les propriétaires des bords de mer. D’après une étude du Cerema (Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement), près de 450.000 logements situés sur les littoraux seraient directement menacés par une inondation d’ici à 2100.
Cette montée des eaux ciblerait 500 communes d'ici à la fin du siècle, rapporte l’étude.
L’analyse se penche également sur les impacts économiques que pourraient avoir le retrait du trait des côtes sur les habitations, une mesure nécessaire pour contrecarrer la montée de la mer dans les zones à risques décrites par cette carte.

Plusieurs départements menacés
D'ici à 2028, ce sont déjà 1.046 bâtiments à risque qui sont recensés, principalement dans le Var, les Alpes-Maritimes, la Corse et la Seine-Maritime. En 2050, on passe à 5.208 logements, dont près de 2.000 résidences secondaires. Le coût de l’inaction grimpe progressivement à mesure que les projections avancent dans le temps.
Il semble essentiel d’agir vite pour empêcher ce phénomène de se produire. C’est le cas de près de 240 communes ayant déjà lancé des démarches de prévention. En effet, le 3e plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC) devrait guider les politiques publiques dans les territoires les plus exposés.
D’après le directeur du Cerema : «il n’y a pas de solution miracle, mais un besoin urgent d’agir».
Bien que l’étude se concentre essentiellement sur les lieux d’habitation, les routes et les bâtiments publics pourraient également être ciblés par cette montée des eaux. Le montant du préjudice relatif à ce désastre se chiffrerait à près de 86 milliards d’euros.