Les vacances approchent et, bonne nouvelle, comme chaque été, près d'un million de salariés vont percevoir une prime obligatoire. Conditions, montant, calendrier… Voici l’essentiel à retenir.
Un complément de salaire qui tombe à pic à l'approche des vacances d'été. Comme chaque année, près de 950.000 salariés vont bénéficier d’une prime obligatoire. Cet avantage est prévu par la convention collective Syntec, qui regroupe plus de 3.000 entreprises opérant dans les secteurs du numérique, de l’ingénierie, ou encore du conseil.
L’accès à cette prime est simple : il suffit d’être salarié d’une entreprise relevant de la convention Syntec. Aucune condition d'ancienneté n'est imposée. Les CDD et les contrats à temps partiel ont aussi droit à cet avantage non négligeable. Les salariés peuvent vérifier leur situation en consultant leur bulletin de salaire, sur lequel figure normalement la convention collective applicable dans l’entreprise.
Un montant très variable
Cette prime est loin d’être dérisoire puisqu’elle représente 10% du montant total des congés payés qui sont versés chaque année au salarié. Toutefois, la convention n’impose pas un montant identique pour tous. Les modalités de répartition sont laissées à l’appréciation de l’entreprise dans le cadre fixé par le texte. L’employeur peut notamment opter pour une répartition égale entre les salariés ou pour un calcul proportionnel aux rémunérations. Une majoration pour enfant à charge peut également être prévue.
Un versement courant du mois de juillet
Aucune date n'est fixée pour le versement de cette prime par les employeurs, mais les salariés en bénéficient généralement pendant les vacances estivales, courant juillet. À noter que cette prime est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt sur le revenu.
La convention Syntec n’est pas la seule à prévoir un tel dispositif. Des mécanismes comparables existent notamment dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics, où les conventions collectives imposent également le versement d’une prime de vacances.