Déjà proposé à la vente l'an passé, un «manoir» de 300 m2 situé à Treignac (Corrèze) est de nouveau disponible vente à partir de 20.000 €. Malgré les travaux à prévoir, la bâtisse possède un charme fou.
Le projet d'une vie. La maison abandonnée dans la petite ville de Treignac en Corrèze se retrouve de nouveau en vente pour la modique somme de 20.000 €. La bâtisse, construite en 1902, possède une surface habitable de 304 m2 sur quatre niveaux ainsi qu'un terrain de 1.263 m2, elle possède onze pièces et sept chambres.
Proposée par la plate-forme 36H Immo, elle sera mise en vente sous forme de vente interactive par appels d'offres à l'image d'une vente aux enchères le 21 mai prochain. Plusieurs dates de visites sont proposées afin de découvrir le bien et de se plonger dans son histoire. Elle avait déjà trouvé un acquéreur en juillet 2024, mais la famille parisienne n'avait finalement pas signé le compromis de vente, se résignant.
plus de 400.000 euros de travaux à prévoir
Malgré un extérieur à couper le souffle, l'intérieur en revanche est à refaire entièrement. Marina Rousseau, chargée du bien, souligne : «Selon mon estimation, il y a au moins 400.000 € de travaux à prévoir minimum, après tout dépendra des envies des acheteurs en matière d'aménagement».
Dans l'annonce du bien, 36H Immo estime que les travaux toucheront principalement : le traitement de la mérule, l'électricité, la toiture, la plomberie, le chauffage, l'isolation thermique, les huisseries ainsi que l'assainissement collectif.
Le bien, appartenant à la mairie, a été entretenu pendant de nombreuses années aux frais de la commune. Des agents communaux ont débroussaillé les plus de 1.000 m2 de terrain, mais ont aussi nettoyé la bâtisse pour la mettre en vente dans les meilleures conditions possibles.
Un «bien sans maître»
La maison était abandonnée depuis plus de 10 ans avant que la mairie en prenne la pleine possession début 2024. Depuis plus de 13 ans, aucun propriétaire ne s'est manifesté pour s'approprier le manoir. La demeure a été bâtie au début du XXe siècle, aux allures de grande maison bourgeoise, elle a été construite par un commerçant d'outils agricoles. Le bien a ensuite été vendu à un docteur qui l'a lui-même vendu lorsqu'il avait pris sa retraite. Puis, il a de nouveau été vendu à un couple qui se serait séparé.
Depuis 2011, les impôts fonciers n'ont plus été payés et la maison a commencé à se délabrer. La mairie a donc pris le relai et s'est occupé de la bâtisse jusqu'à engager un avocat. Près de 10 ans de procédures et d'enquête plus tard, la maison a finalement été déclarée comme «bien sans maître».
La mairie souhaite se séparer du bien une nouvelle fois, comme l'avait expliqué Gérard Coignac, le maire du village quelques jours avant la première mise en vente au média La Montagne : «Il s'agit pour nous de rentrer dans nos frais, de se rembourser un peu des frais d'entretien depuis des années et des frais de procédure pour récupérer la maison».