Rapatrié en France ce vendredi, Olivier H., meurtrier présumé d’Aboubakar Cissé, tué d'une dizaine de coups de couteau dans une mosquée du Gard le 25 avril dernier, a été mis en examen pour assassinat en raison de la religion et écroué.
Quelques heures après avoir été rapatrié en France, Olivier H., principal suspect dans le meurtre d’Aboubakar Cissé, dans une mosquée du Gard, a été mis en examen ce vendredi pour assassinat en raison de la religion. Il encourt la peine de réclusion criminelle à perpétuité.
Celui-ci s’était rendu le 27 avril aux autorités italiennes, après deux jours de fuite à la suite du meurtre d’Aboubakar Cissé, un jeune malien de 22 ans, tué de 57 coups de couteau dans la mosquée de La Grand-Combe.
Lors de son interrogatoire, le jeune homme de nationalité française, issu d’une famille bosnienne, avait indiqué aux enquêteurs «avoir tué la première personne qu’il a trouvée» sur son chemin, niant avoir agi par haine de l’islam.
Des rassemblements en la mémoire d'Aboubakar Cissé
Le meurtre d'Aboubakar Cissé a suscité une vive indignation et une grande émotion en France. Lors de rassemblements en sa mémoire, des associations, des responsables des cultes et même des politiques ont dénoncé une hausse de l'islamophobie en France.
Une marche est d'ailleurs organisée ce dimanche, place de la Bastille, à Paris, pour lutter contre la montée des actes contre les musulmans.
Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau avait également été pointé du doigt pour ne pas s'être rendu directement sur les lieux du crime. Par la suite, la famille avait même refusé de rencontrer le locataire de Beauvau.
Le corps d’Aboubakar Cissé a lui été rapatrié au Mali, son pays d’origine, pour y être inhumé. Lors d’une cérémonie de prière à Bamako, des proches et des responsables ont demandé, ce jeudi, aux autorités françaises que «la justice aboutisse» sur cet assassinat.