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37,5 milliards d’euros : voici ce que coûterait l’enfouissement des déchets radioactifs à Bure

Ce nouveau montant couvre l'ensemble des coûts jusqu'à la fermeture du stockage à l'horizon 2170. [Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP]

L’agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a annoncé que le cout du projet Cigéo, visant à enfouir les déchets nucléaires les plus radioactifs à Bure (55), pourrait dépasser les 37 milliards d'euros, loin des 25 milliards initialement envisagés.

Des sommes qui dépassent les prévisions. Lancé en 1991, le projet Cigéo fait l’objet d’une nouvelle évaluation financière par l’Andra qui prévoit une hausse de 4,4% à 50 % par rapport aux premières hypothèses formulées en 2016. Le coût total de ce projet d’enfouissement à 500 mètres sous terre de 83 000 m3 de déchets des centrales nucléaires, est désormais estimé entre 26,1 et 37,5 milliards d'euros. Il pourrait même atteindre 32,8 à 45,3 milliards d'euros en prenant en compte l’inflation.  

Ce nouveau montant couvre l'ensemble des coûts, de la construction (estimés entre 7,9 et 9,6 milliards d'euros) à la fermeture du stockage à l'horizon 2170, en passant par la maintenance, la sécurité, les assurances et les impôts et taxes.

«Un coût globalement maitrisé»

Les études de conception plus longues et les retours d’expérience de grands projets souterrains tels que le métro du Grand Paris Express sont à l’origine de cette nouvelle estimation. La sécurisation du site d’environ 10 millions d’euros par an a également contribué à faire grimper la facture. Selon Gaëlle Saquet, directrice générale par intérim de l’Andra, «Il s'agit d'un coût globalement maîtrisé, très proche du précédent chiffrage en 2014 de 33,8 milliards».

La nouvelle estimation prend en compte le stockage des déchets déjà produits ou futurs des installations nucléaires existantes ou déjà autorisées à la fin 2016. En revanche, les six futurs réacteurs EPR2 annoncés par Emmanuel Macron ne sont eux pas pris en compte, car n’étant pas encore autorisés.

L'évaluation de l’Andra a été transmise au ministre de l'Énergie qui devra, après consultation des différentes parties prenantes, valider le nouveau coût du projet. La décision du ministère est attendue d’ici à fin 2025. Le lancement du chantier est quant à lui prévu pour la fin de l’année 2017.

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