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«J'ai saigné. J'ai repoussé, pleuré» : les victimes de la plate-forme porno «French Bukkake» veulent que les accusés soient poursuivis pour «tortures»

Le pourvoi des 32 plaignantes sera examiné mercredi par la Cour de cassation. [JACQUES DEMARTHON / AFP]

L'affaire «French Bukkake» de viol dans le porno va connaître une nouvelle étape. Les 32 parties civiles souhaitent que les accusés soient poursuivis pour «tortures» et veulent la tenue d'un procès aux assises.

Des faits sordides. «J'ai saigné. J'ai repoussé, pleuré. J'ai bien dit non, mais on m'a tenue plus fort », détaille Fanny l'une des plaignantes qui souhaite que la Cour de cassation ajoute ce mardi les circonstances aggravantes de «tortures» à ce procès. 

Lorsqu'en août 2023, les 16 accusés dans cette affaire avaient été renvoyés devant la cour criminelle départementale pour viols en réunion ou trafic d'êtres humains, lors de tournages pour la plate-forme pornographique «French Bukkake» de 2015 à 2020, la justice n'avait pas retenu le chef d'accusation de torture. 

Un pourvoi en cassation qui pourrait changer la nature du procès

Face à cette décision, les plaignantes avaient fait appel et en février, la cour avait décidé de rejeter leurs requêtes. Elle avait estimé qu'il n'y avait pas de « blessure distincte délibérément infligée », donc pas de torture. 

De leur côté, les parties civiles ont considéré que le rejet de la cour d'appel violait des articles de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), relatifs à la torture et à la non-discrimination. Elles ont donc décidé de se pouvoir en cassation. 

L'enjeu de cette décision est important, car en ajoutant les circonstances aggravantes de torture, le procès n'aurait plus lieu devant une cour criminelle, mais aux assises. Les présumés coupables encourront alors une peine plus lourde.

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