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«Balance ta pinte» : quel est ce mouvement visant à dénoncer les bars parisiens qui arnaquent les amateurs de bières ?

Le phénomène a été largement médiatisé par le compte «Balance ta pinte». [© Pixel-Shot]

Dans certains bars de la capitale, certains servent des «pintes» dont le volume réel est inférieur aux 50 centilitres affichés sur la carte. Le compte Instagram «Balance ta pinte» vise à les dénoncer. 

Derrière l’animation des terrasses parisiennes, une pratique discrète, mais bien réelle s’est installée : dans plusieurs établissements, les «pintes» servies ne contiennent pas toujours les 50 centilitres annoncés.

En effet de nombreux verres affichés comme des pintes ne contiennent en réalité que 37 à 40 cl. Soit jusqu’à un quart de boisson en moins, sans que la majorité des clients ne s’en aperçoive.

Le phénomène a été largement médiatisé par le compte «Balance ta pinte», qui dénonçait les établissements concernés avant de supprimer sa liste à la suite de diverses pressions. Pourtant, l’arnaque est bien visible pour qui prend la peine de comparer.

Sur Instagram, des vidéos publiées par le compte démontrent la différence de quantité entre deux verres, pourtant similaires pour les amateurs de bière. 

L'escroquerie réside ici dans la différence de verre. En effet, la forme du verre, dont la taille donne l’illusion d’une vraie pinte, est à l'origine de cette écart de quantité. Plus étroit à la base, il contient en réalité bien moins que les 50 cl annoncés.

Une zone grise juridique

En France, le terme «pinte» ne fait l’objet d’aucune définition légale. Seule la quantité précisée sur la carte doit correspondre à ce qui est effectivement servi.

«Employer le mot «pinte» pour un verre de 40 cl n’est pas interdit», explique Baptiste Robelin interviewé par le Parisien, juriste spécialisé dans la restauration. «En revanche, mentionner 50 cl et en servir moins relève clairement d’une infraction.»

Un flou juridique qui entretient la confusion, au risque de banaliser une forme de tromperie envers les consommateurs.

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