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Violences après la victoire du PSG : le maire de Chalon «interdit» le drapeau palestinien, «symbole des émeutiers», selon lui

Un arrêté interdira donc le drapeau palestinien sur la commune, deuxième ville de Bourgogne avec 45.000 habitants environ. [REUTERS]

Après la victoire écrasante du Paris Saint-Germain face à l’Inter Milan samedi 31 mai lors de la finale de la Ligue des Champions, des violences se sont multipliées partout en France. Notamment à Chalon-sur-Saône, où le maire Gilles Platret a pris une décision radicale : interdire les drapeaux palestiniens.

Selon lui, ils sont le signe de ralliement des «émeutes urbaines» qui se sont produites samedi 31 mai au soir après le sacre du club parisien vainqueur 5-0. Ex-membre des Républicains, le maire Gilles Platret a décidé de sanctionner, à partir de dimanche 1er juin, toute personne brandissant un drapeau en soutien aux territoires palestiniens.

«Des événements de la plus extrême gravité se sont déroulés samedi soir dans notre ville dans la foulée de la victoire de l'équipe du PSG en Ligue des Champions», écrit dans un bref communiqué Gilles Platret, un instant tenté par un ralliement par le parti Reconquête d’Eric Zemmour. «Des individus ont choisi de saisir l'occasion pour créer du désordre sur une base politique», estime-t-il, ajoutant qu'«un des meneurs de l'émeute» arborait «ostensiblement un drapeau de la Palestine en signe de ralliement».

Pour lui, il y a un lien entre drapeau palestinien et islamisme

«Le drapeau palestinien est devenu le symbole des émeutiers, le signe de ralliement de bandes islamistes décidées à défier les institutions républicaines», accuse-t-il. Un arrêté interdira donc le drapeau palestinien sur la commune, deuxième ville de Bourgogne avec 45.000 habitants environ, ainsi que sa vente sur les marchés.

En juillet 2014, la justice avait suspendu, du fait de son «caractère non proportionné», un arrêté du maire de Nice Christian Estrosi, alors UMP, interdisant l'«utilisation ostentatoire» de drapeaux étrangers pendant le Mondial de football. L'arrêté, qui visait implicitement les supporters algériens, avait été attaqué par de nombreuses associations.

Un maire aux nombreux arrêtés polémiques

Gilles Platret, ancien vice-président national du LR avant de quitter le parti, s'est, à plusieurs reprises, positionné comme défenseur du «peuple français» contre «l'épuration ethnique» que pratiqueraient des «blocs musulmans».

Habitué des arrêtés polémiques très souvent retoqués par la justice, il avait interdit des menus sans porc en 2015 dans ses cantines scolaires, tenté d'imposer l'usage du français sur les chantiers de la ville, et refusé de célébrer un mariage franco-turc, avant d'y être contraint par la justice.

Maire de Chalon depuis 2014, il prépare déjà sa campagne pour les élections municipales de 2026.

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