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Lutte contre la fast-fashion : ce qui pourrait changer avec la loi examinée ce lundi par le Sénat

Les géants Shein et Temu pourraient être directement impactés par ce texte. [REUTERS/Phil Noble]

Ce lundi, le Sénat réexamine la proposition de loi anti fast-fashion. Ce texte déjà étudié et adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale devrait permettre de pénaliser les marques telles que Shein et Temu pour leur pratique environnementale et sociétale peu exemplaire.

8 euros pour un t-shirt, 9 euros pour un maillot de bain ou encore 15 euros le pantalon… Shein, l’un des leaders de la «mode jetable», tout comme Temu, pourraient bien augmenter leurs prix en France après la proposition de loi des députés du groupe Horizon votée à l'unanimité pour compenser son impact environnemental néfaste.

Plus de publicité, une taxation des colis provenant de Chine et une pénalité devant atteindre 50% du prix de vente d'ici à 2030, les enseignes en ligne pourraient être évincées du marché français. Toutefois depuis que le texte est entre les mains des sénateurs, il a été changé. Le malus serait désormais basé sur des critères plus souples, et seule la publicité via des influenceurs serait interdite. Une version «détricotée», dénoncée par les associations environnementales.

des produits à 75 % constitués de polyester

Connues pour leurs produits à moindre coût, les marques comme Shein et Temu créent 7.200 nouveaux modèles par jour dans des «conditions écologiques déplorables», selon les défenseurs d'une vente plus responsable. Et pour cause, leurs produits sont constitués à 75% de polyester, une fibre dérivée du pétrole. L’industrie du textile, en général, est responsable de près de 10% des émissions de gaz à effet de serre et pourrait atteindre 26 % d’ici à 2050 d’après le gouvernement.

Shein pointe du doigt ce malus environnemental. L’entreprise chinoise a commandé une étude dans laquelle est remise en question la loi anti fast-fashion, «indiquant la pénalisation des plus modestes», «l’échec à répondre à l’objectif de réduction de l’impact environnemental » et «sous couvert d'un objectif d'intérêt général, elle cible spécifiquement certaines enseignes». Pour l'enseigne, appliquer une taxe en plus n’apporte «aucune incitation à l’amélioration des pratiques environnementale».

Certaines enseignes se trouvent épargnées pour leurs origines françaises ou européennes comme Kiabi, Primark mais également H&M et Zara.

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