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Voici 15 prénoms qui ont été interdits en France

Des parents ont par exemple tenté d'appeler leurs jumeaux Babord et Tribord. [© Unsplash / Fé Ngô]

Choisir un prénom pour un nouveau-né est l'une des responsabilités les plus symboliques de la vie d'un parent. Pour ce faire, il leur faut respecter certaines prérogatives, pour le bien de l'enfant. Certains choix sont donc proscrits.

Les parents n'ont pas les plein pouvoirs. Au moment de décider du prénom de leur enfant, ils doivent veiller à ce que leur proposition soit acceptée par l'officier de l'état civil. Ils doivent donc respecter quelques conditions, que ne remplissent pas certains prénoms. 

Si les mairies françaises font preuve d'une relative souplesse en matière de prénoms acceptés, l'état civil ne permet pas de tout accepter. Les propositions doivent remplir quelques critères simples.

Tout d'abord, le prénom ne doit pas être «contraire à l'intérêt de l'enfant», comme on peut le lire sur le site officiel du service public. Ainsi, il doit éviter toute association ridicule ou grossière. De ce fait, certains prénoms comme «Patriste», «Folavril» ou encore «Dilleur» ont été refusés ces dernières années. Les prénoms «Babord» et «Tribord», qui ont été demandés pour des jumeaux, n'ont pas non plus été acceptés. Enfin, des parents ont voulu appeler leur enfant «Anal», ce qui a également été rejeté, pour des raisons évidentes. «Fraise» et «Joyeux» sont d'autres terminologies ayant essuyé le refus des administrations françaises.

Les stars inspirent les parents

Le prénom doit également «respecter le droit d'une autre personne à voir protéger son nom de famille». Cela peut également s'appliquer pour des grandes marques, dont le nom est une propriété à part entière. Au rayon des grandes marques, on a compté des refus pour «Nutella», «Mégane» ou encore «Mini-Cooper». Pour ce qui est des célébrités, deux exemples sont notables : «Griezmann Mbappé», en un prénom, et «MJ», qui pourrait être un hommage à Michael Jackson ou Michael Jordan. Enfin, des parents ont soumis la proposition «Titeuf», qui a connu le même sort.

De même, en 2019, des parents ont voulu appeler leur enfant «Jihad», ce que le tribunal de Dijon a été jugé «contraire aux intérêts de l'enfant», d'où sa décision de repousser cette idée.

Une autre consigne imposée aux parents est de ne pas inclure des caractères autres que ceux de l'alphabet français. Ainsi, le prénom «Fañch», que voulaient donner des parents français du Pays Basque, a longtemps été rejeté, avant d'être accepté en 2017, à la suite d'une bataille judiciaire.

En plus de ces exemples mémorables, les enfants ne peuvent pas non plus hériter d'un prénom composé du nom de famille de leur deux parents. Il ne peut pas non plus être une référence à son nom de famille.

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