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Voici les 20 villes françaises où les écarts de revenus sont les plus importants

Certaines villes apparaissent dans ce classement plus en raison d'une pauvreté généralisée que d'une richesse démesurée. [Pixabay]

L'Observatoire des inégalités a dévoilé un classement des 20 communes françaises où les écarts de revenus entre les habitants les plus riches et les plus pauvres sont les plus importants. Et contre toute attente, Paris ne figure pas en tête de liste.

Dans plusieurs villes de France, les écarts de revenus atteignent des niveaux impressionnants. Le classement, publié le 3 juin par l'Observatoire des inégalités, dresse la liste des 20 communes de plus de 20.000 habitants où la fracture entre les plus riches et les plus pauvres est particulièrement marquée.

Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) se hisse en tête du classement, avec 10 % des plus aisés qui perçoivent des revenus huit fois supérieurs à ceux des 10 % les plus modestes. À titre de comparaison, ce ratio n'atteint que 3,4 sur l'ensemble du territoire métropolitain. Concrètement, sur tout l'Hexagone, les plus riches y gagnent au minimum 10.734 euros par mois, contre un maximum de 1.320 euros pour les plus démunis.

La capitale arrive en seconde position. Les 10 % des Parisiens les mieux rémunérés, avec des revenus mensuels d'au moins 6.000 euros, gagnent 6,4 fois plus que les 10 % des plus défavorisés, dont les ressources n'excèdent pas 940 euros par mois.

Par ailleurs, la région parisienne concentre à elle seule 15 des 20 villes les plus inégalitaires du pays. Une majorité d'entre elles se situent dans les Hauts-de-Seine, à l'instar de Boulogne-Billancourt (4e), Saint‑Cloud (7e), Levallois-Perret (8e), Asnières-sur-Seine (10e), Sèvres (11e), Suresnes (12e), Meudon (14e), Colombes (15e), Courbevoie (17e) ou encore Clichy (18e). 

Dans ces communes, la différence de revenus entre les plus fortunés et les moins nantis varie de 3.000 à plus de 9.000 euros par mois.

Une concentration des plus riches dans certaines villes

Hors du département, on constate également des écarts notables à Saint-Mandé, dans le Val-de-Marne (6e), ainsi qu'à Saint-Germain-en-Laye (9e) et La Celle-Saint-Cloud (13e), toutes deux situées dans les Yvelines. Dans ces villes, les ménages les plus aisés perçoivent au moins cinq fois plus que ceux aux revenus les plus modestes.

Seules quelques villes en dehors de l'Île-de-France figurent dans ce palmarès : Saint-Denis (16e) et Saint-Paul (20e) à La Réunion, Annemasse en Haute-Savoie (3e), ainsi que Thionville (5e) et Nancy (19e), en Lorraine.

Selon l'Observatoire, ces disparités de revenus sont d'abord dues à la concentration de grandes fortunes dans certaines communes. À Neuilly-sur-Seine, ville la plus riche de France, le revenu moyen mensuel s'élève à 4.000 euros, soit plus du double de la moyenne nationale de 1.920 euros. Il en est de même à Saint-Cloud, où ce revenu médian atteint 3.300 euros par mois.

À Paris, où le salaire moyen atteint 2.500 euros, pas moins de 16 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, soit deux fois plus qu'à Neuilly-sur-Seine. La capitale est donc inégalitaire non seulement en raison de la présence de hauts revenus, mais également du nombre important de personnes en situation de précarité.

Enfin, certaines villes apparaissent dans ce classement plus en raison d'une pauvreté généralisée que d'une richesse démesurée. C'est le cas à Saint-Denis et Saint-Paul, où les revenus des plus pauvres plafonnent à 760 euros par mois. Même si les plus riches gagnent jusqu'à cinq fois plus, leurs revenus restent loin derrière ceux observés à Neuilly ou Saint-Cloud.

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