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Gaza : la France prête a assurer la sécurité de l'aide humanitaire

La France «se tient prête, l'Europe aussi, à concourir à la sécurité des distributions alimentaires», a assuré Jean-Noël Barrot. [AFP]

La France, et plus largement l'Europe, se positionnent et promettent d'assurer la sécurité de l'aide humanitaire à Gaza, et éviter leur détournement par des groupes armés. 

Une décision forte pour favoriser l'aide humanitaire. La France «se tient prête, l'Europe aussi, à concourir à la sécurité des distributions alimentaires» dans le territoire palestinien de Gaza en guerre, a affirmé samedi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. 

Une telle initiative viserait à «traiter de la question qui préoccupe les autorités israéliennes, c'est à dire le détournement par des groupes armés de cette aide humanitaire», a complété le ministre sur LCI, faisant référence sans le citer au groupe islamiste palestinien Hamas. Le ministre français n'a pas précisé en quoi consisterait cette assistance française et européenne à la distribution d'aide à Gaza

Mais il a exprimé sa «colère» en évoquant «les 500 personnes (...) qui ont perdu la vie dans des distributions alimentaires» à Gaza ces dernières semaines. Israël a partiellement assoupli depuis la fin du mois de mai un blocus total imposé au territoire palestinien début mars. Celui-ci avait entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité. 

Un nouveau système de distribution d'aide humanitaire à Gaza, opéré par la "Fondation Humanitaire de Gaza" (GHF) et bénéficiant du soutien d'Israël et des États-Unis, est devenu le théâtre de scènes chaotiques et meurtrières. 

Des centaines de personnes tuées

Depuis le début de ses opérations fin mai, le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza rapporte un bilan tragique : près de 550 personnes tuées et plus de 4 000 blessées. Les nombreux décès survenant alors que des foules immenses tentaient d'atteindre les centres de distribution d'aide. Une situation qui pointe les dangers extrêmes auxquels les habitants de Gaza sont confrontés pour accéder à l'aide vitale.

La Défense civile du territoire palestinien, ravagé par plus de 20 mois de guerre, a annoncé de son côté vendredi la mort de 80 personnes dans des frappes ou tirs de l'armée israélienne, dont 10 tuées une fois de plus en attendant de l'aide humanitaire. 

Dans l'œil du cyclone, l'armée israélienne a déclaré à l'AFP qu'elle examinait les affirmations concernant les tirs sur des personnes attendant l'aide humanitaire. Cependant, elle a catégoriquement nié que ses soldats aient ouvert le feu dans ces circonstances.

Après le cessez-le-feu avec l'Iran, entré en vigueur depuis mardi, le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée israélienne, a affirmé que l'armée se concentrait «de nouveau sur Gaza». L'objectif étant de «ramener les otages à la maison et démanteler le régime du Hamas

Le conflit actuel a débuté avec l'attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas contre le sud d'Israël le 7 octobre 2023. Cette agression a eu des conséquences terribles côté israélien, où 1.219 personnes, majoritairement des civils, sont mortes, selon un décompte de l'AFP basé sur des données officielles. De plus, 49 personnes enlevées ce jour-là sont toujours retenues en otage à Gaza, et l'armée israélienne a déclaré 27 d'entre elles décédées.

Plus de 56.412 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles militaires israéliennes sur la bande de Gaza, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas, jugées fiables par l'ONU.

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