La Commission européenne a mis à jour sa liste des pays jugés à «haut risque» en matière de blanchiment d’argent. Désormais, 23 États feront l’objet d’une vigilance accrue de la part des banques et entreprises européennes.
La Bolivie rejoint la liste des pays à haut risque en matière de blanchiment d’argent. Comme elle le fait régulièrement, la Commission européenne a mis à jour, le 4 décembre dernier, sa liste des pays présentant un risque élevé en matière de blanchiment de capitaux.
Désormais, 23 pays figurent sur cette liste, parmi lesquels : l'Afghanistan, l'Algérie, l'Angola, la Bolivie, les îles Vierges britanniques, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Haïti, le Kenya, le Laos, le Liban et Monaco.
Mais également : le Myanmar (anciennement Birmanie, ndlr), la Namibie, le Népal, la République démocratique du Congo, le Soudan du Sud, la Syrie, Trinité-et-Tobago, le Vanuatu, le Venezuela, le Vietnam et le Yémen.
La Commission européenne estime en effet que ces 23 territoires «présentent des carences stratégiques dans leurs régimes nationaux de lutte contre» ces pratiques, au vu des normes européennes.
SIX pays quittent la liste
Concrètement, cela signifie que les banques et les entreprises opérant au sein de l’Union européenne doivent renforcer leurs contrôles sur les transactions impliquant un ou plusieurs de ces pays. Aussi, les paiements en liquide au sein de l'Union européenne sont limités à 10.000 euros.
En parallèle, six pays ont été retirés de la liste de la Commission européenne, dont l'Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Mali, le Mozambique, le Nigeria et la Tanzanie.
Une autorité de lutte contre le blanchiment (ALBC), basée à Francfort en Allemagne, devrait démarrer prochainement ses activités pour surveiller les acteurs de cette liste, mais aussi afin de coordonner l'action des 27.