«J’ai décidé de proposer ma candidature à l’élection partielle dans la deuxième circonscription de Paris», a indiqué ce mardi l’ancien Premier ministre Michel Barnier. Une entrée en campagne éclipsée par les annonces de François Bayrou mais largement soutenue par les Républicains.
Un retour sur le devant de la scène politique. Il avait fait profil bas après son éviction de Matignon en décembre dernier, Michel Barnier revient dans la course en se portant candidat à la législative partielle qui aura lieu à Paris en septembre prochain.
L’annonce officielle faite par l'ancien Premier ministre sur X en cours d’après-midi s’est télescopée avec la présentation des grandes lignes du budget pour 2026 faite par son successeur François Bayrou.
Dans le moment très grave où nous sommes pour notre pays comme cela a été rappelé avec force aujourd’hui, j’ai décidé de proposer ma candidature à l’élection partielle dans la deuxième circonscription de Paris qui aura lieu en septembre.
Adhérent @lesrepublicains de Paris et…— Michel Barnier (@MichelBarnier) July 15, 2025
Ainsi, celui qui a été censuré le 4 décembre dernier a indiqué : «Dans le moment très grave où nous sommes pour notre pays comme cela a été rappelé avec force aujourd’hui, j’ai décidé de proposer ma candidature à l’élection partielle dans la deuxième circonscription de Paris qui aura lieu en septembre.»
«UNE CHANCE POUR NOTRE FAMILLE POLITIQUE»
Au lendemain de cette annonce, Michel Barnier a reçu le soutien de la fédération LR de Paris et de sa présidente, la sénatrice Agnès Evren. Dans un communiqué, les signataires, parmi lesquels plusieurs maires d’arrondissement et deux autres sénatrices, ont salué la décision de l’ancien Premier ministre.
«La candidature de Michel Barnier dans la 2e circonscription de Paris est une chance pour notre famille politique. Paris a tout à gagner d’une candidature de la trempe et de l’expérience de Michel Barnier», ont-ils ainsi écrit.
La Commission nationale d’investiture des LR doit encore valider la candidature de Michel Barnier. Une simple formalité aux yeux des signataires qui «ne doutent pas», qu’elle le fera.
L’élection législative partielle dans la 2e circonscription de Paris découle d’une décision du Conseil constitutionnel qui a invalidé l’élection du député Ensemble pour la République Jean Laussucq. En effet, les Sages ont rejeté les comptes de campagne du député.
Deux autres députés ont vu leur élection invalidée par le Conseil constitutionnel pour la même raison : Brigitte Barèges, élue UDR, et Stéphane Vojetta également membre de la majorité présidentielle. Des élections partielles auront donc lieu à la rentrée dans leur circonscription du Tarn-et-Garonne et des Français établis hors de France.