Alors que la pétition d’une étudiante contre la loi Duplomb a récolté ce lundi plus d’un million de signatures sur le site de l’Assemblée nationale, le sénateur LR à l’origine du texte législatif dénonce une «instrumentalisation».
Une pétition polémique. Le sénateur LR Laurent Duplomb, à l’origine de la loi qui porte son nom, a dénoncé ce lundi la pétition initiée contre le texte par une étudiante et qui totalise ce lundi plus d’un million de signatures, pointant une «instrumentalisation par l'extrême gauche et les écologistes».
Selon lui, cette pétition vise à «mettre pression au Conseil constitutionnel et espérer qu’il ne valide pas la loi», a souligné le sénateur sur RMC. Les Sages doivent en effet se prononcer d’ici au 10 août sur la loi Duplomb, adoptée définitivement par le Parlement le 8 juillet dernier.
La pétition lancée deux jours après l’adoption du texte totalisait ce lundi près de 1,3 million de signatures sur le site de l’Assemblée nationale.
«quand on diabolise les choses, on peut avoir ce résultat»
«Je ne suis pas sûr que, si elle n'avait pas été instrumentalisée par l'extrême gauche et par les écologistes, les Français se seraient saisis de cette pétition de façon spontanée et auraient autant signé», a dénoncé le sénateur. Et de souligner : «Quand on diabolise les choses et quand on fait peur à tout le monde, par définition, on peut avoir ce résultat».
En théorie, à partir du seuil de 500.000 signatures, la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut organiser un débat en séance publique. Ce à quoi la présidente Yaël Braun-Pivet s’est d’ores-et-déjà déclarée favorable, tout en précisant que si un tel débat avait lieu, il ne réexaminera pas la loi sur le fond. Pour cela, il faudrait en effet un autre texte législatif.
«Ce débat sera fait à l'Assemblée nationale, mais en aucun cas il ne reviendra sur la loi», a martelé en ce sens Laurent Duplomb.
La loi du même nom, qui vise à «lever les contraintes» des agriculteurs, prévoit notamment de réintroduire l'acétamipride, un pesticide jusque-là interdit en France mais autorisé en Europe.