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Immigration : de nouvelles manifestations organisées dimanche dans la ville anglaise d'Epping

Trois personnes ont été arrêtées, a indiqué la police locale dans un communiqué, jugeant toutefois que les rassemblements avaient été «pacifiques». [REUTERS/Isabel Infantes]

Après des tensions constatées dans la ville d’Epping, au nord-est de Londres, la semaine dernière, plusieurs centaines de manifestants anti-migrants et de contre-manifestants se sont rassemblés dimanche dans la même commune sous haute surveillance policière.

La crainte d’un embrasement. Des centaines de manifestants anti-migrants et de contre-manifestants se sont rassemblés dimanche près d'un hôtel hébergeant des demandeurs d'asile dans la ville anglaise d'Epping. Cette double manifestation a eu lieu sous haute surveillance policière après de vives tensions constatées dans la même commune la semaine dernière.

Les forces de l'ordre avaient déployé un important dispositif dans la crainte de nouveaux débordements dans cette ville située au nord-est de Londres, alors que des associations antiracistes et d'aide aux réfugiés d'un côté, et des habitants opposés à l'hébergement de demandeurs d'asile dans cet hôtel de l'autre, avaient appelé à des rassemblements concomitants.

Trois personnes arrêtées

Les deux groupes avaient été autorisés à manifester à de strictes conditions et des barrières avaient été installées pour les tenir à l'écart l'un de l'autre. Trois personnes ont été arrêtées, a indiqué la police locale dans un communiqué, jugeant toutefois que les rassemblements avaient été «pacifiques».

Dans le groupe le plus nombreux, des participants brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit «L'extrême droite n'est pas la bienvenue à Epping» et répétaient les slogans «Les réfugiés sont les bienvenus ici».

A l'inverse, pour Cathy, une manifestante qui ne souhaite pas donner son nom de famille, les demandeurs d'asile «sont une menace». Le gouvernement «ne sait pas qui ils sont», affirme-t-elle.

10 manifestants inculpés depuis mi-juillet

Les tensions ont éclaté mi-juillet après l'inculpation d'un demandeur d'asile de 38 ans accusé d'agressions sexuelles. Il aurait notamment tenté d'embrasser une adolescente de 14 ans, ce qu'il a nié lorsqu'il a été présenté à la justice.

Depuis lors, la police a inculpé au moins dix personnes en lien avec les manifestations. Les autorités redoutent que ces tensions ne se propagent, à l'image des émeutes anti-immigration qui avaient secoué le Royaume-Uni l'été dernier, après le meurtre de trois fillettes dans la ville de Southport (nord-ouest de l'Angleterre), poignardées par un adolescent.

Des émeutiers s'en étaient pris à des hôtels hébergeant des demandeurs d'asile dans plusieurs villes, ainsi qu'à des mosquées, après que de fausses rumeurs eurent décrit l'agresseur comme un demandeur d'asile musulman.

Samedi en fin de journée, un rassemblement s'est tenu devant un autre hôtel à Bowthorpe, près de Norwich (est de l'Angleterre), selon des médias britanniques. Le 21 juillet, plusieurs dizaines de personnes avaient manifesté à Diss, dans l'est de l'Angleterre, pour réclamer la fermeture d'un autre hôtel hébergeant des demandeurs d'asile.

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