Les chiffres du chômage en France au deuxième trimestre de l'année 2025 doivent être annoncés ce mardi 29 juillet, soit deux semaines après les grandes propositions budgétaires de François Bayrou, impliquant une réforme de l'assurance-chômage.
Un rendez-vous trimestriel qui donne la tendance. Ce mardi 29 juillet, France Travail doit annoncer les chiffres du chômage au 2e trimestre. Des chiffres attendus qui pourraient, une fois encore, être annonciateurs d’un contexte économique et social complexe pour le pays.
Lors de la précédente annonce pour le 1er trimestre de 2025, le service statistique du Ministère du Travail (Dares) avait indiqué que le nombre d’inscrits en catégorie A était de 3,4 millions, soit une hausse de 8,7%.
En prenant en compte les demandeurs d’emploi inscrits dans les catégories B et C, cette hausse avait été de 4,5% par rapport au dernier trimestre de l’année 2024. Un trimestre qui, pour rappel, avait vu apparaître la plus grande remontée du chômage en France depuis une décennie en dehors de la période spéciale du Covid-19.
Si ces chiffres ont été «fortement affectés depuis le 1er janvier par la mise en œuvre de la loi plein emploi», comme indiqué par la Dares en mai dernier, ils pourraient l’être à nouveau avec les récentes annonces du Premier ministre François Bayrou concernant la réforme de l’assurance-chômage.
Avec l’objectif d’économiser près de 4 milliards d’euros à l’horizon 2030, le gouvernement envisagerait notamment de durcir les conditions des ruptures conventionnelles, qui ouvrent le droit à l’allocation chômage, d’allonger la durée de cotisation pour en bénéficier ou encore de réduire les montants touchés.
Une réforme qui pourrait refroidir les tentatives de ruptures conventionnelles dans les mois à venir, mais peut-être sans réel impact sur les chiffres de l'emploi, surtout face à la cascade en cours de plans sociaux et autres défaillances d'entreprises.
Hier, on apprenait, par exemple, le placement en redressement judiciaire en France des magasins de bijoux à petits prix Claire's, lequel s'inscrit dans une longue série du même type.
Ce lundi encore, la CPME, deuxième organisation patronale française, a par ailleurs estimé que l'accord intervenu entre l'UE et les Etats-Unis sur les droits de douane aurait «des répercussions désastreuses» pour les PME qu'elle représente, même si cet accord apporte «une forme de visibilité» aux entreprises.