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Waze : le GPS fait passer de nombreux automobilistes dans ce village, la mairie y interdit la circulation

Les travaux de la RN2 détournaient les véhicules sur les routes communales d'Ève (Oise). [PASCAL PAVANI / AFP]

Confrontée à une hausse significative du trafic routier, due à l'application GPS Waze à cause des travaux de la RN2, la maire d'Ève (Oise), Agnès Champault, a interdit, depuis le 22 juillet, la traversée du village aux automobilistes. 

Une mesure inédite. «Il y avait tellement de voitures et de camions en flux ininterrompu qu'on ne pouvait même pas traverser la route, c'était infernal», a témoigné une employée municipale d'Ève (Oise). Face à un afflux inédit de véhicules, détournés par l'application Waze en raison de travaux sur la RN2, la maire, Agnès Champault, a interdit la circulation sur les routes de ce petit village de 400 habitants depuis le 22 juillet. 

Jusqu'au vendredi 1er août, le tronçon entre Le Plessis-Belleville et Saint-Mard (Seine-et-Marne) est réduit à une seule voie, avec plusieurs sorties fermées, provoquant d'importants embouteillages, notamment en matinée. Sur les conseils de Waze, les automobilistes passaient donc par Ève, dont les routes «ne sont pas faites pour accueillir un flux pareil». 

«C'est une question de sécurité pour les habitants, et d'entretien de la voirie», a précisé la mairie au Parisien, soutenue par la sous-préfecture de Senlis. 

Une amende de 150 euros

Alors que seuls les riverains et les véhicules de livraison peuvent désormais circuler, certains conducteurs  – y compris les poids lourds pourtant interdits toute l'année sur cet axe ont continué d'emprunter les routes. L'édile à donc solliciter les gendarmes lundi pour contraindre les voitures à faire demi-tour à l'entrée de la commune. Pourtant, toute infraction expose les conducteurs à une amende de 150 euros. 

Sur les réseaux sociaux, cette décision a suscité la polémique. Tandis que plusieurs internautes ont remis en doute la légalité d'une telle mesure, d'autres se sont plaints du rallongement de leur trajet. «Ne serait-ce pas une atteinte à la liberté de circulation, qui en France et un droit immuable inscrit dans la constitution ?», s'est notamment interrogée une utilisatrice.

Toutefois, Agnès Champault a maintenu sa position, rappelant que l'arrêté est temporaire. «On est totalement conscients du désagrément que ces travaux font subir à tout le monde. Mais les gens ignorent les panneaux de déviation donc il faut bien que l'on réagisse pour des questions de sécurité», a-t-elle souligné.

Une mesure plébiscitée 

Les habitants, eux, ont largement accueilli la directive, l'un d'entre eux déclarant : «Déjà qu'on a du mal à se croiser à deux voitures en temps normal… Mais alors là, c'est encore pire ! De village calme, on est passé à village bruyant. Avec le passage des voitures et des camions, on est réveillé par le bruit, c'est l'enfer !».

L'application Waze, proposant le chemin le plus court sans considérer les aménagements routiers, la mairie a, en parallèle, demandé à ses administrés de l'aider en multipliant les signalements. «Votre geste compte : plus nous serons nombreux à signaler, plus l'information sera considérée par les conducteurs utilisant Waze», peut-on lire sur le site de la ville. 

La page dédiée à cet appel aux signalements était encore en ligne lundi matin, avant d’être remplacée dans la journée par un message officiel sur l’arrêté municipal.

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